Invitée de France Inter ce mercredi 16 septembre, la candidate des écologistes à l'élection présidentielle est revenue sur les railleries dont elle a fait l'objet après un questionnaire sur les anciens chef de l'État, lors d'une émission sur LCI. Estimant qu'on lui avait mal présenté l'exercice en amont.
C'est une séquence qui a largement été commentée et moquée sur les réseaux sociaux. On y voit, lors d'une émission diffusée sur LCI le 7 septembre, Marine Tondelier sécher tour à tour sur plusieurs anciens présidents de la République, dont Georges Pompidou et Valéry Giscard d'Estaing. Censée dire ce qu'elle pensait des anciens locataires de l'Élysée, la candidate écologiste à l'élection présidentielle semble en difficulté sur les plus anciens d'entre eux.
Ce mercredi 16 septembre, Marine Tondelier est revenue au micro de France Inter sur cette séquence télévisée affirmant qu'on l'avait mal aiguillée en amont. "L'exercice, ce n'était pas ça. On m'a demandé, parce que cette émission était préparée, de dire en un mot ce que je pensais des présidents de l'époque où j'avais vécu cette présidence", a-t-elle soutenu, estimant que de fait, elle serait directement interrogée sur Jacques Chirac, le premier Président dont la secrétaire nationale des Écologistes, âgée de 40 ans, a véritablement des souvenirs. "Si on m'avait demandé quel est l'héritage de Pompidou pour la France, parler d'industrialisation, (...) il y aurait beaucoup à en dire", a-t-elle assuré, démentant avoir péché par ignorance, comme beaucoup d'internautes le lui reprochaient.
"Ils ont affiché tous les portraits, donc j'ai été un peu déstabilisée. Et puis en un mot, que voulez vous que je dise ?", a poursuivi la patronne des écologistes. Avant de déplorer la viralité prise par cet extrait, tiré d'une émission "d'1h15". "Comme ça se passe aujourd'hui, une séquence est extraite, sur un réseau social [X] qui ne veut pas du bien à l'écologie et plutôt du bien à l'extrême droite. L'algorithme a favorisé la diffusion, repris ensuite par la bollosphère, CNews, JDD, Paris Match", a dénoncé Marine Tondelier.
"Demandez à Jean-Luc Mélenchon, qui est né en 1951, en un mot de résumer le mandat d'Albert Lebrun. Demandez à Monsieur Retailleau, qui est né en 1948, de résumer en un mot le mandat de Vincent Auriol, c'est-à-dire des Présidents qui sont nés 12 ans avant leur naissance", s'est-elle justifiée. Marine Tondelier a annoncé qu'elle publierait une analyse à froid de cette séquence, qui "dit beaucoup de la vie politique française, de son élitisme et du mépris". "Et je sortirai ça ce week-end."