Mobilisation lycéenne: les députés PS veulent interdire certaines armes et techniques policières à l'encontre des lycéens

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Les députés du groupe Socialistes, le 6 octobre 2026
Les députés du groupe Socialistes lors de leur point presse hebdomadaire, le 6 octobre 2026 - LCP
par Soizic BONVARLET, le Mardi 6 octobre 2026 à 14:50, mis à jour le Mardi 6 octobre 2026 à 15:09

En ce jour de manifestation nationale des lycéens et après plusieurs jours de mobilisation émaillés de scènes de violence, les députés du groupe Socialistes ont annoncé, ce mardi 6 octobre, le dépôt d'une proposition de loi "visant à interdire l'usage des armes mutilantes et des techniques d'immobilisation létale lors des manifestations lycéennes".

"On ne peut pas répondre à des revendications lycéennes à coups de matraque, par des tirs de LBD et en lançant des grenades". Alors que la gestion du maintien de l'ordre dans le cadre de la moblisation lycéenne fait l'objet de vives critiques, la députée Mélanie Thomin (Socialistes) a annoncé, ce mardi, que son groupe s'apprêtait à déposer une proposition de loi "visant à interdire l'usage des armes mutilantes et des techniques d'immobilisation létale lors des manifestations lycéennes".

Le texte reprend le motif de la pétition déposée hier, lundi 5 octobre, sur la plateforme de l'Assemblée nationale dédiée aux pétitions citoyennes, plaidant pour l'"interdiction des armes mutilantes et des techniques d'immobilisation létales dans les manifestations lycéennes", et qui à cette heure a recueilli près de 15.000 signatures.

"Le drame de trop"

"Nous en appelons à la maîtrise et à la retenue des forces de l'ordre", a déclaré Mélanie Thomin lors de la conférence de presse hebdomadaire de son groupe à l'Assemblée nationale, adressant une "pensée toute particulière" au lycéen qui a eu la main arrachée par une grenade lundi à Lens. Évoquant "le drame de trop", la députée a pointé la conséquence d'une "doctrine de maintien de l'ordre à la fois répressive et contre-productive", avant d'appeler "chacune et chacun à signer la pétition d'ores et déjà en ligne sur le site de l'Assemblée nationale".

"On ne peut pas traiter des enfants, en l'occurrence nos jeunes, comme l'on traite des adultes", a aussi estimé Mélanie Thomin à l'unisson de son président de groupe. "Ni l'Allemagne, ni bien d'autres pays de l'Union européenne n'utilisent ces moyens en matière de maintien de l'ordre, a fortiori quand il s'agit de manifestations lycéennes", avait fait valoir Boris Vallaud un peu plus tôt à l'antenne de RMC.