Mobilisation lycéenne: LFI propose une commission d'enquête sur "les violences policières"

Actualité
par Maxence Kagni, le Mardi 6 octobre 2026 à 12:06, mis à jour le Mardi 6 octobre 2026 à 12:09

Les députés de La France insoumise ont annoncé le dépôt d'une proposition de résolution visant à créer une commission d'enquête sur "les violences policières" dans le cadre de l'action des forces de l'ordre déployées à l'occasion de la mobilisation lycéenne. 

Le groupe La France insoumise de l'Assemblée nationale demande une commission d'enquête "sur les violences policières, administratives et pénales qui s'exercent depuis maintenant plus de dix jours" dans le cadre de la mobilisation étudiante. 

"Nous avons une police qui éborgne des jeunes lycéens, qui les matraque", a déclaré le député LFI Thomas Portes, ce mardi 6 octobre, lors de la conférence de presse hebdomadaire du groupe présidé par Mathilde Panot. 

"Nous souhaitons que cette commission d'enquête soit mise en place le plus rapidement possible parce qu'il y a des responsabilités, pas simplement [celle de ceux] qui donnent des ordres, mais aussi [celle de ceux] qui les exécutent", a expliqué l'élu.

Il n'y aura ni oubli ni pardon pour des fonctionnaires de police qui aujourd'hui tabassent dans les rues du pays. Thomas Portes

Pour tenter d'obtenir la création de cette commission d'enquête, La France insoumise ne fera toutefois pas usage de son "droit de tirage", qui garantit presque systématiquement la création d'une commission d'enquête une fois par session parlementaire pour chaque groupe politique. Et pour cause, alors que la session s'achèvera dès la fin du mois de février en raison de l'élection présidentielle à venir, les groupes politiques du Palais-Bourbon se sont accordés pour ne pas déclencher de droit de tirage d'ici là. 

L'Assemblée nationale elle-même garde cependant la possibilité de créer une commission d'enquête. Mais contrairement au droit de tirage, cette procédure nécessite un vote dans l'hémicycle. C'est pourquoi LFI a annoncé le dépôt d'une proposition de résolution qui devra donc, pour aboutir, être validée en séance publique par une majorité de députés.