Primaire socialiste: la plateforme pour voter en ligne "victime d'une cyberattaque", mais l'intégrité des votes "pas compromise"

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Les candidats de la primaire de gauche lors du deuxième débat
Les candidats de la primaire de gauche lors du deuxième débat, le 1er octobre 2026.
par Soizic BONVARLET, le Vendredi 9 octobre 2026 à 11:48, mis à jour le Vendredi 9 octobre 2026 à 16:00

"La plateforme e-votez, prestataire du vote pour la primaire socialiste et démocratique, est victime d’une cyberattaque depuis son ouverture ce vendredi matin 8h" a annoncé le président de la commission d’organisation, Patrick Mennucci. Il indique cependant qu'"à aucun moment la plateforme de vote n’a été interrompue" et que "l'intégrité des votes enregistrés n'est pas compromise".

À peine ouverte aux votes, la plateforme e-votez, prestataire pour le scrutin de la primaire de la gauche sociale-démocrate, qui est organisé en ligne, a été victime d’une cyberattaque. C'est ce qu'a annoncé le président de la commission d’organisation de la primaire, Patrick Mennucci, ce vendredi en fin de matinée. 

Le vote pour le premier tour, qui était ouvert depuis ce matin 8 heures, et qui se clôturera samedi à 20 heures, n'aurait cependant pas été compromis, les organisateurs précisant qu'"à aucun moment la plateforme de vote n’a été interrompue" et que "le scrutin a pu se poursuivre sans coupure depuis son ouverture".

"Afflux massif et fictif de connexions"

Même si "l'intégrité des votes enregistrés n'est pas compromise", cette attaque "entrave la capacité à voter d'une partie des électrices et électeurs", écrit Patrick Mennucci dans un communiqué, évoquant un "afflux massif et fictif de connexions".

"La nature de cette attaque consiste à porter à son maximum le nombre de connexions simultanées par le biais de bots (robots)", indique aussi le communiqué. "Toutes les mesures nécessaires ont été prises pour garantir la continuité du scrutin et permettre à chacune et chacun d’exercer son droit de vote", souligne-t-il, expliquant que "la ligne d’assistance mise en place par les organisations politiques parties prenantes est restée pleinement mobilisée pour accompagner les électrices et électeurs rencontrant des difficultés de connexion et leur rappeler que le scrutin se déroule sur deux journées". Les électeurs qui le souhaitent ont ainsi pu voter pour la plupart, mais ont dû a minima faire face à un "ralentissement" du processus.

"Les organisations politiques parties prenantes condamnent fermement cette tentative de perturbation du processus démocratique et saisissent la justice de cette grave attaque d'un processus démocratique", conclut le communiqué de Patrick Mennucci.