Ce plan est d’une telle ampleur que l’État est venu au secours de la Ville à coups de millions d’euros, du jamais vu en France. Parce qu’il y avait urgence, le plan écoles a débuté dans les quartiers pauvres. Le film s’intéresse à trois de ces établissements.
Dans les quartiers Nord, l'école Saint-Louis Gare, installée dans un bâtiment du XIXe siècle, était trop petite pour accueillir les enfants d'un ancien quartier ouvrier en pleine évolution démographique. C'est le chantier le plus avancé : les enfants y bénéficient déjà de classes refaites à neuf.
Dans les quartiers Est, à Malpassé, au pied de cités gangrénées par le trafic de stupéfiants, l'école Bouge, construite dans les années 60, cumule les handicaps : risque d'incendie, amiante et passoire thermique. À la fin de la première année de tournage, les élèves doivent déménager. La Ville leur a promis un retour dans des bâtiments neufs pour leur CM2. Auront-ils cette chance ?
Enfin, l’école National, emblématique du désastre marseillais, occupe un ancien immeuble d’habitation. Tout ici relève du système D, dans un contexte social déjà très difficile. Quel effet cela fait-il de grandir dans une école dégradée ?
Au fil des années et des chantiers, le regard des enfants évolue et s'éclaire sur les réalités auxquelles ils sont confrontés. La Communale interroge la notion d'école de la République, son principe d'égalité et son rôle fondamental dans la formation du citoyen et de la cité.

Christophe Kerrero, recteur de la région académique Île-de-France de 2020 à 2024 ;
Louise Tourret, journaliste spécialiste des questions éducatives, présente et produit l’émission "Être et savoir" sur France Culture ;
Mathieu Roger-Lacan, professeur agrégé de lettres modernes, enseignant dans l'Oise et auteur de Une langue à soi (Stock, 2026).

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