« Avec Cécile Ollivier, nous avons souhaité explorer l’univers de la justice pour mieux comprendre les évolutions mais aussi les violences qui traversent notre société : violences sexistes et sexuelles, cyberharcèlement, délinquance financière… Quel meilleur partenaire que le magazine ELLE, qui a toujours su éclairer ces enjeux ? Chaîne politique et citoyenne LCP partage avec ELLE cette même volonté de questionner notre époque et les mutations qui la façonnent. », Nicolas Daniel, Directeur éditorial de LCP
« À travers ce partenariat avec LCP, le magazine ELLE est heureux d’accompagner cette nouvelle collection consacrée à celles et ceux qui font la justice au quotidien. Notre journaliste Cécile Ollivier apporte son regard et son expertise pour éclairer autrement les grands enjeux de notre société. » , Véronique Philipponnat, Directrice du ELLE France

Rediffusions : Dimanche 11 octobre à 16h45 - Jeudi 15 octobre à 14h - Dimanche 1er novembre à 17h - Et en replay sur TF1+ jusqu'au 07/11/2026 - sur la chaîne YouTube de LCP jusqu'au 07/10/2028 - et sur LCP.fr et france.tv jusqu'au 31/12/2028
« Face au risque de cyberharcèlement, nous avons besoin d’une prise de conscience collective et que chacun adopte une bonne hygiène numérique, les entreprises comme les salariés. », Johanna Brousse.
Johanna Brousse est magistrate, vice-procureur au parquet de Paris et chef de la section de lutte contre la cybercriminalité. À l’origine de la mise en examen de Pavel Dourov, patron de Telegram, et de celle d’Elon Musk, à la tête de X, elle constate des tentatives de cyberattaques et d’ingérences étrangères quotidiennes. Au fil des années, elle a vu la petite section cyber du parquet de Paris se développer, passant de deux à six magistrats dédiés. Selon elle, la cybercriminalité est un changement de paradigme auquel les autorités s’adaptent progressivement. Johanna Brousse appelle à une réflexion collective sur le développement de l’IA et la responsabilité pénale de ses développeurs.

« J’incarnais tout ce qu’une partie de la classe politique déteste. », Youssef Badr.
Youssef Badr, premier vice-président adjoint du tribunal de Bobigny, a été porte-parole du ministère de la Justice sous Nicole Belloubet lors du premier quinquennat d'Emmanuel Macron et a créé l'association Courte Échelle pour accompagner des étudiants en droit. Des bancs de l'université à Villetaneuse en survêtement, aux portes de l'École nationale de la magistrature à Bordeaux, Youssef Badr est un modèle de réussite. Cet hyperanxieux a été confronté aux discriminations et à l’exigence humaine du tribunal de Bobigny. Lorsqu'il devient porte-parole du ministère de la Justice, il prend conscience d'être un modèle inspirant pour d'autres étudiants issus de l'immigration qu'il veut alors aider. Victime d'une vague de harcèlement suite à une décision de justice concernant un média d'extrême droite, il explique qu'à travers lui, c'est l'institution et la réussite républicaine qui sont attaquées.

« Il faut penser les choses à l’envers : ne plus être dans la réparation, mais dans la prévention de masse auprès des jeunes, des parents et des professionnels auprès d’enfants. », Véronique Béchu.
Véronique Béchu, commandante de police au sein de la brigade de protection des mineurs puis de l’Office mineurs (OFMIN) est aujourd’hui en disponibilité de la police. Elle se consacre à l’association e-Enfance, engagée contre la pédocriminalité en ligne. Dès sa sortie d’école, elle rejoint la brigade des mineurs et découvre progressivement l’ampleur des violences sexuelles en ligne contre les enfants. Du « grooming » à l’extorsion sexuelle, Véronique Béchu explique l’explosion des contenus par la mise en réseau des criminels et l’hyperconnexion des enfants. Alors que 50 % des contenus en circulation sont issus des réseaux sociaux des parents, elle préconise le dialogue avec les enfants et l’accompagnement vers l’autonomisation aux outils numériques.

"Je connais le voyou, je sais ce qu’il pense, cela m’a donné de la finesse sur mes dossiers". , Roger Le Loire.
Roger Le Loire, policier, puis juge d'instruction, d'abord aux stupéfiants puis au pôle financier, est aujourd'hui juge réserviste à Monaco. Il a grandi avec sa mère porte de Saint-Ouen, entouré d'autres enfants d’origine très modestes. Titulaire du brevet d'étude à 16 ans, il accumule les petits boulots. Alors qu'il est chargé de transporter les cadavres à la morgue en tant qu'agent hospitalier, il décide de reprendre ses études et obtient son baccalauréat en parallèle. Il réussit le concours d'inspecteur de police et rejoint la brigade des stupéfiants et du proxénétisme où il croise d’anciennes connaissances d’enfance. Il devient ensuite magistrat au parquet de Bobigny puis au pôle financier. Connu comme l'ancien flic, ce juge atypique obtient progressivement des gros dossiers dont l'affaire dite « des biens mal acquis » en 2007.
