À LA UNE / Le gouvernement englué dans la crise lycéenne
Colère lycéenne, tensions sociales, inquiétudes sur le pouvoir d'achat : l'exécutif fait face à une accumulation de revendications qui fragilise sa légitimité. Pour tenter de mettre fin à la crise, Sébastien Lecornu mise sur le dialogue et a fait des annonces concrètes. Le gouvernement a dévoilé plusieurs mesures pour la jeunesse : remplacement de Parcoursup à l'horizon 2028, plafonnement progressif des effectifs en seconde à 28 élèves, création de 500 postes d'enseignants et ouverture de 15 000 places supplémentaires dans l'enseignement supérieur. Des annonces qui restent toutefois jugées insuffisantes par plusieurs organisations lycéennes et étudiantes, appelant à poursuivre la mobilisation. Entre concessions, négociations et contraintes budgétaires, le Premier Ministre doit désormais convaincre que ces engagements se traduiront dans les faits. L'adoption du budget, l'ampleur des moyens accordés aux services publics et la capacité du pouvoir à répondre aux préoccupations quotidiennes seront déterminantes. Quelles concessions permettront réellement de sortir de la crise et de renouer le dialogue ?
Invités :
- Pauline Théveniaud, grand reporter politique à RTL, autrice de « Le crépuscule des princes » (éditions du Rocher),
- Nathalie Janson, économiste associée à Neoma Business School, présidente du think tank « Génération Libre »,
- Brice Soccol, politologue, co-auteur de « L'écharpe et les tempêtes » (éditions de l'Aube),
- En visioconférence : Cyril Coupaud, proviseur SNPDEN-UNSA à Evry.
Chroniqueurs :
- Nicolas Domenach, journaliste politique,
- Lise Pressac, journaliste.
LA QUESTION QUI FÂCHE / Avancer l'élection présidentielle, la bonne option ?
À six mois de l'élection présidentielle de 2027, le calendrier du scrutin soulève des interrogations. Le gouvernement a fixé les deux tours aux 18 avril et 2 mai, plaçant le second au lendemain du 1er mai, journée traditionnellement marquée par les manifestations syndicales. Dans le contexte actuel de tensions sociales, la proximité entre le scrutin et les mobilisations syndicales interroge. La tenue de manifestations à la veille du second tour risque-t-elle de peser sur les résultats électoraux ? Légalement, toute modification des dates reste possible, à condition de respecter les contraintes constitutionnelles, notamment les quatorze jours entre les deux tours et le délai de dix semaines pour convoquer les électeurs. Les dates doivent donc être fixées au plus tard le 7 février 2027. Qui peut décider d'avancer le scrutin, à quelles conditions et pour quelles raisons ?
Invités :
- Philippe Gosselin, député « Droite Républicaine » de la Manche,
- Olivier Becht, député apparenté « Ensemble Pour la République » du Haut-Rhin, candidat à l'élection présidentielle,
- Benjamin Morel, constitutionnaliste, maître de conférences en droit public à l'université Panthéon-Assas.