17 octobre: "Si on fait une commission d'enquête, c'est que tout s'est mal passé", déclare Yaël Braun-Pivet

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Yaël Braun-Pivet, le 20 octobre 2026.
Yaël Braun-Pivet, le 20 octobre 2026. Capture X de France inter
par Maxence Kagni, le Mardi 20 octobre 2026 à 09:27, mis à jour le Mardi 20 octobre 2026 à 09:40

La présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a expliqué au micro de France inter, ce mardi 20 octobre, sa volonté de créer une commission d'enquête qui portera notamment sur les défaillances en matière de renseignement et de maintien de l'ordre, ainsi que sur les modes opératoires des groupes violents et des casseurs, lors des scènes de chaos qui ont eu lieu samedi 17 et dimanche 18 octobre.

"Évidemment qu'il y a une faillite, qu'il y a un échec." La présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a déclaré ce mardi matin avoir été "choquée" par les violences survenues les samedi 17 et dimanche 18 octobre, en marge des mobilisations contre la vie chère. "Il ne faut pas que cela se reproduise, c'est indigne", a expliqué la députée des Yvelines, au micro de France inter.

Yaël Braun-Pivet (Ensemble pour la République) est revenue sur sa volonté de créer une commission d'enquête pour "faire la lumière sur ces débordements, les méthodes des groupuscules violents et la stratégie de maintien de l’ordre". "J'estime qu'il faut qu'on aille tous regarder, en transpartisan, ce qui s'est passé", a expliqué la présidente de l'Assemblée nationale.

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Yaël Braun-Pivet proposera la création de cette commission d'enquête lors de la conférence des présidents de l'Assemblée nationale, qui doit se tenir ce matin au Palais-Bourbon. Cette commission, dont le principe est plutôt bien accueilli par les forces politiques, notamment par la gauche, devra "effectuer ses travaux assez rapidement" afin de pouvoir publier ses conclusions "à la fin de l'année", a-t-elle indiqué. 

Des ordonnances sur le budget seraient " une négation du travail parlementaire"

Parmi les champs d'investigations de la commission, Yaël Braun-Pivet a notamment cité le travail des services de renseignement, le rôle des réseaux sociaux, mais aussi la question du nombre de forces de l'ordre mobilisées, celle d'éventuelles pénuries de munitions, ou encore celle de possibles "ingérences étrangères". La présidente de l'Assemblée nationale espère aussi interroger "le parcours de la manifestation" de samedi. "J'ai entendu des gens dire 'on a été nassés', j'aimerais bien comprendre comment se prennent les décisions", a expliqué Yaël Braun-Pivet.

La députée du parti présidentiel qui - faute de majorité au Palais-Bourbon et à quelques mois de la présidentielle - s'est déjà prononcée en faveur d'un recours au 49.3 pour permettre l'adoption du projet de loi de finances 2027, espère une conclusion rapide de la séquence budgétaire : "Je ne veux pas que les débats traînent jusqu'à fin décembre et qu'on aille aux ordonnances", a déclaré la présidente de l'Assemblée nationale, considérant que ces dernières seraient "une négation du travail parlementaire" et du "temps perdu pour le Parlement".