Budget: "Il faut y aller", Yaël Braun-Pivet plaide pour le recours au 49.3

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Yaël Braun-Pivet, le 17 septembre 2026, sur TF1.
Yaël Braun-Pivet, le 17 septembre 2026, sur TF1. Capture d'écran TF1
par Maxence Kagni, le Jeudi 17 septembre 2026 à 10:01

La présidente de l'Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet affirme que le Premier ministre doit "prendre ses responsabilités" en faisant adopter sans vote un budget "raisonnable et responsable". L'élue estime qu'à sept mois de la présidentielle, une majorité de députés voudra "doter la France d'un budget" sans censurer le gouvernement.

Yaël Braun-Pivet est "convaincue qu'on peut arriver à avoir un budget adopté". Ce jeudi, la présidente de l'Assemblée nationale, invitée de l'émission Bonjour! sur TF1, a estimé qu'il fallait recourir au 49.3 pour permettre à la France d'avoir un budget, à sept mois de l'élection présidentielle. 

"Ce n'est pas mon genre de plaider pour le 49.3, je suis présidente de l'Assemblée nationale mais là je pense qu'il faut y aller", a expliqué Yaël Braun-Pivet, qui demande au Premier ministre de présenter "un budget raisonnable et responsable". L'article 49 alinéa 3 de la Constitution permet au gouvernement de faire adopter un texte sans vote : pour éviter une telle adoption, les députés peuvent voter la censure du gouvernement.

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"Je pense qu'il ne faut pas aller négocier le pacte de non-censure [avec les oppositions], il faut simplement prendre ses responsabilités", a ajouté la présidente de l'Assemblée nationale. L'élue fait le pari qu'à sept mois de l'élection présidentielle, une majorité de députés refusera de censurer le gouvernement. A condition que le budget ne contienne aucune "ligne écarlate" pour les groupes d'opposition.

Selon Yaël Braun-Pivet, les différents candidats à l'élection présidentielle devront eux aussi "prendre leurs responsabilités" afin de "doter la France d'un Budget" : "Il faut avoir le sens des gens quand on fait de la politique et le sens de l’État et mettre la France dans une situation catastrophique en la privant d'un Budget ce n'est pas avoir à mon sens le sens de l’État", a conclu la présidente de l'Assemblée nationale.

Marine Le Pen, candidate à l'élection présidentielle et patronne des députés RN, a, lors de sa rentrée politique, indiqué qu'elle préférait l'option d'un budget "imparfait", mais "opérationnel", plutôt qu'une loi spéciale, tout en fermant la porte à tout "blanc-seing" qui serait donné au gouvernement sur sa copie budgétaire.