Estimant que les Écologistes sont les seuls à gauche, aux côtés des Insoumis, à pouvoir porter "un programme et une perspective de société", Jean-Luc Mélenchon leur tend la main dans la perspective d'une "stratégie unitaire". Il propose à ceux qui soutiendraient sa candidature à l'élection présidentielle un accord "global et au carré" qui se prolongerait lors des élections législatives et régionales.
"Après l’heure, ce ne sera plus l’heure". Cette mise en garde formulée par Jean-Luc Mélenchon s'adresse aux Écologistes, qu'il somme de choisir leur camp. Dans un entretien accordé à Reporterre mercredi, le candidat déclaré à l'élection présidentielle tend la main aux membres du parti dirigé par Marine Tondelier en leur proposant un accord "global et au carré" portant sur la présidentielle, les élections législatives et les régionales de 2028.
Une proposition qui intervient alors que les Verts se divisent sur la question de l'entrée dans la course à l'Élysée de leur secrétaire nationale. La députée de Paris, Sandrine Rousseau, a notamment qualifié l'éventuelle candidature de Marine Tondelier de "délire" face à la multiplication des candidats à gauche et au risque constitué par une victoire du Rassemblement national.
"Nous ne renonçons pas à une stratégie unitaire. Notre main tendue, c’est la Nouvelle alliance populaire", martèle le leader de La France insoumise. "L’offre que nous faisons est adressée au parti Les Écologistes lui-même, sur la base du programme de la Nupes", indique-t-il en référence à l'alliance de 2022. Sous-entendant que les Écologistes qui soutiendront sa candidature bénéficieront de l’appui de LFI lors des échéances électorales qui suivront, Jean-Luc Mélenchon précise qu'il donne "deux ou trois mois" à ces derniers pour se prononcer.
Il écarte en revanche toute reprise de dialogue avec le PS et le PCF, estimant que "la social-démocratie et le communisme, qui formaient la gauche historique, se sont effondrés parce qu’ils n’ont plus d’autre logiciel que leur survie d’organisation". Il accuse en outre "Olivier Faure et François Hollande [d'aider] directement au vote RN du second tour" en affirmant qu'en cas de duel face à l'extrême droite, La France insoumise serait forcément perdante. Et le prétendant à l'Élysée d'ajouter que "les Verts sont les seuls capables d’avoir comme nous un programme et une perspective de société (...) Une nouvelle gauche d’action a surgi, elle est faite d’Insoumis et de Verts, tous écologistes".