Blocage de lycées: Édouard Geffray évoque un mouvement "résiduel", mais alerte sur une "année scolaire en risque" pour de nombreux lycéens

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Le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray, le 2 novembre 2026
Le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray, le 2 novembre 2026
par Raphaël Marchal, le Lundi 2 novembre 2026 à 09:21, mis à jour le Lundi 2 novembre 2026 à 09:35

"À ce stade, on était sur quelques lycées perturbés, c'est assez résiduel", a déclaré le ministre de l'Éducation nationale ce lundi matin, sur France inter, en cette journée de rentrée scolaire du 2 novembre. "La priorité absolue, c'est que les élèves puissent aller en cours", a martelé Édouard Geffray.

En perte de vitesse, la mobilisation lycéenne ? En tout cas, en ce qui concerne les blocages d'établissements, selon les premières remontées dont le ministre de l'Éducation nationale a fait part ce lundi sur France inter. Après deux semaines de vacances scolaires, l'heure de la rentrée a sonné. Selon Édouard Geffray, seuls "quelques lycées" étaient perturbés, ce matin. "C'est assez résiduel", a estimé "avec prudence" Édouard Geffray sur France inter, rapportant quelques blocages ou tentatives de blocages en Île-de-France, dans le Nord et à Toulouse, alors que la journée ne fait que commencer. 

Surtout, le ministre a appelé à la "responsabilité collective" des lycéens, jugeant que "la priorité absolue, c'est que les élèves puissent aller en cours". "J'ai des élèves qui passent le baccalauréat à la fin de l'année, qui pour plusieurs centaines de milliers d'entre eux n'ont pas eu cours depuis 4 ou 5 semaines, si on cumule les vacances (...), et pour lesquels l'année scolaire est maintenant en risque", a-t-il mis en garde. "Chacun est libre de contester, mais mais personne ne peut empêcher un élève d'aller en cours."

Édouard Geffray a rappelé que les blocus de lycées étaient "illégaux", même pour défendre des revendications "légitimes". Il est revenu sur plusieurs annonces avancées par le gouvernement pour tenter d'apaiser la colère lycéenne, dont le remplacement progressif de Parcoursup, l'annulation de suppressions de postes prévues d'enseignants, ou encore le plafonnement à 28 élèves par classe de seconde. "On a identifié les 200 lycées sur lesquels il y avait le plus de remontées", en partant de la plateforme de concertation, a-t-il également fait savoir, promettant l'engagement "dans les prochains jours" de travaux d'entretien.

À ce stade, ces annonces gouvernementales n'ont pas convaincu les organisations lycéennes de mettre fin au mouvement de mobilisation. Selon l'AFP, à Marseille, 7 lycées sur quelque 75 établissements que compte la ville étaient bloqués ce lundi matin, signe que le mouvement n'est pas encore tout à fait éteint.