Congrès du RN à Orléans: la gauche appelle à une mobilisation massive contre le RN

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Olivier Faure à la sortie de Matignon, le 22 décembre 2025
Olivier Faure à la sortie de Matignon, le 22 décembre 2025 - LCP
par Maxence Kagni, le Jeudi 22 octobre 2026 à 12:23

Alors que le Rassemblement national y organise son congrès, près de 25 000 personnes sont attendues samedi à Orléans, lors d'une contre-manifestation organisée par des syndicats et des partis de gauche. Olivier Faure, Bally Bagayoko et Sophie Binet sont attendus sur place, tandis que le gouvernement promet un dispositif de sécurité "extrêmement conséquent".

D'un côté des milliers de militants du Rassemblement national, de l'autre une contre-manifestation à l'initiative des syndicats et des partis de gauche. Ce week-end, tous les yeux seront tournés vers la ville d'Orléans : le RN y organise ce samedi 24 octobre son congrès, lors duquel la réélection de Jordan Bardella à la tête du parti doit être prononcée, mais aussi un grand meeting autour de Marine Le Pen, le lendemain. 5 000 personnes sont attendues le premier jour et 10 000 le second.

Face à eux, "plusieurs dizaines de milliers" de personnes doivent défiler dès le samedi matin, dans le cadre d'un rassemblement contre "le racisme, le fascisme et l'impérialisme", à l'appel d'une cinquantaine d'organisations. Cette contre-manifestation a été déclarée "par des partis politiques, des organisations syndicales", a expliqué le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez, ce mercredi, lors des questions au gouvernement au Sénat.

Le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, sera présent

De nombreuses personnalités de la gauche politique et syndicale sont attendues sur place, comme le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, le maire La France insoumise de Saint-Denis Bally Bagayoko, la secrétaire générale de la CGT Sophie Binet, ou encore les députés Clémentine Autain (Ecologiste et Social) et Aymeric Caron (Ecologiste et Social), selon les informations de Politico.

Interrogé ce jeudi matin sur BFMTV, le coordinateur national de La France insoumise Manuel Bompard a salué l'organisation de ce rassemblement qui a pour but d'"exprimer une opposition aux idées du Rassemblement national". Le député des Bouches-du-Rhône a appelé à des "manifestations pacifiques et non violentes".

Environ 20 à 25 000 personnes sont attendues, selon l'AFP. Après la manifestation, un "village antifasciste" sera organisé dans les rues de la ville, de 13 heures à 22 heures. Le lendemain, c'est une autre manifestation qui est annoncée, "pour laquelle les choses sont un peu moins cadrées au moment où je vous parle", a précisé mercredi le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez. 

Le RN se veut rassurant

Face aux sénateurs, le ministre a promis un "dispositif de maintien de l'ordre important", "extrêmement conséquent, avec énormément de forces mobiles qui seront engagées". Laurent Nuñez a précisé que la manifestation du dimanche - qui n'est pas organisée par les syndicats et les partis de gauche - "pourrait essayer d'attenter" au meeting de campagne de Marine Le Pen.

"Je trouve fou que cela ne scandalise plus personne que des mouvements cherchent à empêcher le déroulement de la vie d'un parti ou le déroulement d'une campagne", a dénoncé Marine Le Pen, mercredi sur Franceinfo. La candidate à l'élection présidentielle dit néanmoins ne pas avoir "d'inquiétudes" : "Nous avons alerté sur cette situation et le gouvernement a pris conscience de la nécessité de prendre des mesures", a déclaré la députée.

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Plusieurs élus RN tentent ces derniers jours de rassurer les personnes tentées de se rendre à Orléans pour assister au Congrès de leur parti : "Nous sommes sereins, nous avons des garanties du ministère de l'Intérieur, de la préfecture", a déclaré ce jeudi matin le député Laurent Jacobelli sur RMC. Le maire d'Orléans, Serge Grouard, a quant à lui affirmé sur Franceinfo avoir obtenu un "dispositif exceptionnel" de sécurité avec, notamment, l'arrêt de la circulation des trams, des protections spécifiques autour de certains bâtiments ou encore une interdiction de stationner en centre-ville.