Loi d'urgence agricole: insultée par un responsable syndical, l'écologiste Marine Tondelier exige des "excuses"

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Marine Tondelier, le 7 septembre 2023, à l'Assemblée nationale. LCP
Marine Tondelier, le 7 septembre 2023, à l'Assemblée nationale. LCP
par Anne-Charlotte Dusseaulx, le Vendredi 31 juillet 2026 à 13:38

La secrétaire nationale des Écologistes Marine Tondelier exige "des excuses publiques" de la part d'un responsable syndical agricole de l'Oise qui l'a insultée sur Facebook après le vote de la loi d'urgence agricole réintroduisant à titre dérogatoire deux pesticides interdits en France.

"J'attends des excuses publiques. Sinon, il y aura des poursuites judiciaires", a écrit Marine Tondelier sur X jeudi 30 juillet. La secrétaire nationale des Écologistes réagit aux propos de Régis Desrumaux, exploitant agricole et président de la Fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles (FDSEA) de l'Oise, qui, sur sa page Facebook privée, a republié un post de Marine Tondelier dénonçant "les agro-industriels de la FNSEA (qui) fêtent au champagne le vote de la loi d’urgence agricole".

Il ajoutait, selon Le Courrier Picard : "Je n’ai qu’un seul mot qui me vient immédiatement en tête... Grosse salope. Ah mince ça fait deux."

"On ne se taira pas"

Dans son post, Marine Tondelier rappelle la définition de cette insulte, tout en dénonçant le fait que celle-ci soit employée pour "dégrader sexuellement et moralement" les propos des femmes dans l'espace public. "Quoi qu'il en soit, cette manière de s’exprimer en dit beaucoup plus sur l'auteur de ces propos que sur moi. Alors force à toutes les 'grosses salopes' et à toutes les 'sales connes'. On est ensemble. Et on ne se taira pas", conclut la patronne des Verts.

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Plusieurs responsables politiques ont apporté leur soutien à la patronne des Verts. "On attend les condamnations indignées de toute la classe politique. Ou pas", a commenté sur X Manuel Bompard, coordinateur national de La France insoumise. Avant de demander les "excuses et les sanctions des responsables de la FNSEA. Ou pas".

"Tu as mon plus total soutien", a aussi écrit Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste. "Il est toujours plus facile de salir une femme avec un mot que de lui répondre avec une idée. L’un demande du mépris ; l’autre exige de l’esprit. Chacun choisit selon ses moyens", a-t-il développé.

La députée écologiste Sandrine Rousseau a, quant à elle, dénoncé sur le réseau social BlueSky "le masculinisme agricole" et "sa violence".

Saisine du Conseil constitutionnel

Des députés insoumis, écologistes et socialistes ont porté la loi d'urgence agricole devant le Conseil constitutionnel, l'appelant à censurer de nombreuses dispositions. Le texte prévoit notamment que l'Agence de sécurité sanitaire (Anses), saisie par le ministre de l'Agriculture, autorise pour des durées limitées, et sous conditions, l'utilisation de deux pesticides : l'acétamipride pour la filière noisettes, et le flupyradifurone pour la betterave sucrière, la pomme et la cerise.

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Les Écologistes s'inquiètent aussi des évolutions importantes sur le stockage et la gouvernance de l'eau mais aussi pour les zones humides, qui donnent une place de choix à l'agriculture face à la raréfaction de la ressource.