Mobilisation du 17 octobre: quels responsables politiques s'emparent du mouvement et comment réagissent les autres

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Mathilde Panot à l'Assemblée nationale, le 17 juin 2026
Mathilde Panot à l'Assemblée nationale, le 17 juin 2026 - LCP
par Raphaël Marchal, le Vendredi 16 octobre 2026 à 20:32, mis à jour le Vendredi 16 octobre 2026 à 20:37

Les responsables politiques observeront avec attention les mobilisations et manifestations qui auront lieu ce samedi 17 octobre. Certains ont appelé à soutenir le mouvement, tandis que d'autres dénoncent une récupération politique, ou craignent des débordements. Ce vendredi matin, le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a dit s'attendre à "une mobilisation assez importante".

Une mobilisation difficile à anticiper mais qui pourrait être importante, des strates de la société et des revendications variées.... Et des politiques engagés ? Face aux nombreux appels de la société civile et de certains syndicats à manifester ce samedi 17 octobre, les responsables politiques s'avancent en ordre dispersé. Plusieurs candidats à l’élection présidentielle ont annoncé leur soutien à la mobilisation. C'est le cas de l'écologiste Marine Tondelier, qui défilera dans les rues de la capitale, et du communiste Fabien Roussel, qui a appelé à la convergence des luttes.

Certains députés devraient également se retrouver dans les cortèges, à l'instar d'élus insoumis comme Raphaël Arnault. "Nous serons aux côtés de celles et ceux qui manifestent, lycéens comme gilets jaunes", a déclaré mardi Mathilde Panot, la cheffe de file des députés LFI. Tout en ajoutant que cette journée serait aussi consacrée à "l'hommage aux nombreux morts lors de la manifestation pacifique d'Algériens et d'Algériennes du 17 octobre 1961, tués par la police française aux ordres du collabo Maurice Papon". Le candidat de La France insoumise à la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon, a de son côté recommandé aux lycéens et étudiants de s'en tenir à des "stratégies non-violentes".

Mettre le feu à des poubelles ne fait pas avancer la cause d'un mètre, par contre ça donne des images qui nous desservent. Jean-Luc Mélenchon, candidat LFI à la présidentielle

Le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, a pour sa part évoqué la crainte d'éventuels "débordements". "La mobilisation sociale est un prétexte demain. C'est un prétexte pour l'ensemble des groupuscules d'extrême gauche, qui vont venir derrière Jean-Luc Mélenchon, se rassembler autour de tout ce que la France compte de permanents syndicaux, de groupuscules violents, de milices anti-flics", a-t-il déclaré en marge d'un déplacement au Mondial de l'automobile à Paris, ce vendredi.

Plusieurs autres responsables politiques ont, quant à eux, dénoncé la "récupération" du mouvement du 17 octobre. "On participe très rarement aux mouvements sociaux. Les hommes et femmes politiques n'ont pas à récupérer des mouvements qui les dépassent", a estimé le député Jean-Philippe Tanguy (RN) sur BFMTV. Et la ministre de l'Égalité entre les femmes et les hommes, Aurore Bergé, a pour sa part critiqué sur TF1 une "récupération politique assez grossière et caricaturale, qui a cherché à embraser et attiser ce mouvement".