Parcoursup: suppression, remplacement, réforme... Le débat aura lieu cet après-midi à l'Assemblée nationale

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Hémicycle de l'Assemblée nationale, le 10 décembre 2025
L'hémicycle de l'Assemblée nationale - LCP
par Raphaël Marchal, le Mercredi 28 octobre 2026 à 10:07, mis à jour le Mercredi 28 octobre 2026 à 10:08

Un débat sur "l'avenir du processus d'orientation et d'affectation des lycéens dans l'enseignement supérieur" aura lieu à 17h, ce mercredi 28 octobre, dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale, à la demande du gouvernement. La France insoumise déplore l'absence de vote à l'issue de ce débat.

C'est un débat sur Parcoursup organisé alors que la mobilisation lycéenne, qui a débuté à la mi-septembre, se poursuit malgré les récentes annonces du gouvernement. Ce mercredi à 17 heures, les députés débattront dans l'hémicycle de "l'avenir du processus d'orientation et d'affectation des lycéens dans l'enseignement supérieur". Un débat organisé sur la base de l'article 50-1 de la Constitution, mais qui ne sera pas suivi d'un vote, au grand dam de plusieurs opposants.

Le débat, qui commencera par une déclaration du gouvernement, permettra à celui-ci d'expliquer et de détailler ses récentes annonces en la matière. Lundi, l'exécutif a promis le remplacement de Parcoursup en 2028, une évolution qui nécessitera d'en passer par une loi votée par le Parlement. Dès 2027, les formations devront rendre leurs critères de sélection plus transparents sur la plateforme, devenue synonyme d'anxiété et d'appréhension pour de nombreux lycéens et pour leurs parents. Parcoursup "est devenu une machine à tri social qui laisse 125 000 bacheliers sur le carreau", a déploré, ce mercredi matin, la présidente des députés de La France insoumise, Mathilde Panot, sur TF1.

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En parallèle, le gouvernement a promis d'indexer les bourses étudiantes sur l'inflation, de plafonner les classes de secondes à 28 élèves en assurant le recrutement d'enseignants adéquat, de refondre les emplois du temps à compter de la rentrée 2027 pour garantir une pause méridienne d'au moins une heure, de créer 15 000 places supplémentaires dans l'enseignement supérieur, ou encore de débloquer des fonds pour rénover le bâti scolaire. Autant d'annonces qui n'ont pour autant pas convaincu les organisations de jeunesse, qui ont appelé à poursuivre la mobilisation.

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Un débat pour quoi faire ? 

Après la déclaration du gouvernement, ce débat sera l'occasion pour chacun des onze groupes politiques du Palais-Bourbon d'exposer leur point de vue et leur option sur l'avenir de Parcoursup, alors que certains critiquent depuis des années le fonctionnement, voire le principe, de cette plateforme instaurée en 2018. 

Concernant le débat de ce mercredi, plusieurs députés insoumis ont fustigé l'absence de vote à l'issue des discussions qui auront lieu dans l'hémicycle. L'article 50-1 de la Constitution indique que "devant l'une ou l'autre des assemblées, le Gouvernement peut, de sa propre initiative ou à la demande d'un groupe parlementaire (...), faire, sur un sujet déterminé, une déclaration qui donne lieu à débat et peut, s'il le décide, faire l'objet d'un vote sans engager sa responsabilité". "Si jamais il n'y a pas de vote, alors ce débat 50-1 ne sert à rien", a tranché Louis Boyard (LFI), mardi, devant la presse. "Cela ne sert à rien, on va blablater", a abondé Clémence Guetté (LFI) le même jour sur Franceinfo.

La députée Fatiha Keloua-Hachi (Socialistes) juge, en revanche, que ce débat est un bon début. "On va commencer par là. Nous, depuis 2018, on attend une discussion autour de la loi d'orientation et de réussite des élèves et donc la loi qui a installé Parcoursup. Cette discussion, on n'a jamais pu l'avoir", a souligné la députée sur Franceinfo.

"Ce sont des annonces qui ne seront probablement pas menées jusqu'à leur terme", a pour sa part relativisé Maxime Michelet (Union des droites pour la République), au micro de LCP, à propos des mesures avancées lundi par le gouvernement. Ajoutant : "Ces ministres ne seront plus là dans six mois", a-t-il ajouté. Et le député d'estimer : "La procédure Parcoursup doit être abrogée parce qu'elle doit être changée de fond en comble". Sur fond de mobilisation lycéenne, même sans vote, le débat s'annonce engagé.