Pour le ministre Philippe Baptiste, "les sondages qui placent en position de favorite Marine Le Pen inquiètent énormément les jeunes"

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Le ministre de l'Enseignement supérieur, Philippe Baptiste
Le ministre de l'Enseignement supérieur, Philippe Baptiste. Capture d'écran
par Anne-Charlotte Dusseaulx, le Lundi 2 novembre 2026 à 21:54

Invité de LCP ce lundi soir, le ministre de l'Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, a appelé les étudiants à "reprendre les cours", car "le problème du blocage est qu'on est en train de mettre en l'air une partie significative de l'année universitaire". Il a également évoqué l'élection présidentielle à venir.

Sur la plateau de LCP ce lundi 2 novembre, Philippe Baptiste est revenu sur la reprise des cours dans les universités, après plusieurs semaines de blocages. Environ "15% des universités ont été touchées par des perturbations aujourd'hui", a indiqué le ministre de l'Enseignement supérieur, qui a parlé d'une "journée assez basse" en termes de mobilisation, mais préfère rester "prudent". "Le problème du blocage est qu'on est en train de mettre en l'air une partie significative de l'année universitaire", a-t-il fait valoir, avant d'ajouter : "Il faut reprendre les cours".

Pour autant, Philippe Baptiste assure que sa "porte est ouverte" et que "les discussions continuent à se dérouler dans de bonnes conditions". D'ailleurs, après les "propositions posées sur la table" par le gouvernement il y a dix jours, le ministre précise qu'un "bilan de ces discussions intermédiaires" sera fait la semaine prochaine avec le Premier ministre.

Invité à réagir aux propos d'Emmanuel Macron, pour qui "le pays est dans un état d'ébullition anormale" avant une élection présidentielle, Philippe Baptiste a dit "constater" cette "forme d'ébullition sociale". Interrogé sur les raisons d'une telle situation, le ministre a évoqué "l'immense inquiétude" et "l'angoisse" de la jeunesse. "Les sondages qui placent en position de favorite Marine Le Pen, et le Rassemblement national, inquiètent énormément les jeunes", a-t-il déclaré, affirmant que c'est, à ses yeux, "une des causes sous-jacentes de l'agitation qu'on a aujourd'hui". Lui a apporté son soutien à Edouard Philippe, le candidat d'Horizons.

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"Changer la loi va être un exercice complexe"

Philippe Baptiste est également revenu sur les modifications dont fera l'objet le système Parcoursup, avec davantage de transparence et "la possibilité de demander pourquoi" lorsque "vous serez refusé à une formation". Si ces évolutions seront mises en œuvre dans l'année 2027, la deuxième phase nécessitera d'en passer par le Parlement. "Si vous voulez changer ce système de manière très profonde, vous devez changer la loi", a expliqué le ministre, qui juge toutefois que "ça n'a aucun sens" de dire qu'il faut "créer 250.000 places pour que tout le monde puisse aller partout".

"Changer la loi dans le calendrier actuel va être un exercice complexe, pas impossible mais complexe", a estimé Philippe Baptiste, qui se réjouit que la séquence "pose en tout cas le sujet au cœur de l'élection présidentielle".

Comment traduire financièrement les annonces dans la loi ? Le ministre de l'Enseignement supérieur a indiqué qu'il "y aura un amendement du gouvernement soit à l'Assemblée, soit au Sénat qui permettra de tenir compte des investissements nécessaires". Reste à ce que le budget, en cours d'examen, soit adopté par le Parlement.