Présence de Macron à la messe du pape: Alexis Corbière souhaite l'interdiction pour les élus de participer aux cérémonies religieuses

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Alexis Corbière
Alexis Corbière sur le plateau de Chaque voix compte, le 24 septembre 2026 - LCP
par Soizic BONVARLET, le Lundi 28 septembre 2026 à 10:55

L'Élysée a annoncé qu'Emmanuel Macron assisterait finalement à la messe célébrée par le pape, à Metz ce lundi après-midi. Une décision qui pourrait lui valoir des critiques au nom du principe de laïcité, alors que sur le plateau de Chaque voix compte, le 24 septembre, Alexis Corbière (Écologiste et social) est revenu sur sa proposition d'interdire aux élus de participer à toute cérémonie religieuse. 

"La laïcité ne peut pas être à géométrie variable". Telle est la conviction du député Alexis Corbière (Écologiste et social), qui a réaffirmé le 24 septembre, sur le plateau de Chaque voix compte, sur LCP, que la présence d'élus de la Nation devrait selon lui être interdite lors de toute cérémonie religieuse.

"Je ne souhaite pas qu'un élu, ès-qualités, s'affiche dans des cérémonies religieuses (...) Ce que je n'aime pas, c'est la drague électorale", a fait valoir le cofondateur de L'Après qui en 2021, lors de l'examen du projet de loi "confortant le respect des principes de la République", avait défendu un amendement afin d'interdire cette pratique.

La Concorde, "une faute"

Une proposition qui se heurte à l'actualité du jour. L'Elysée annonce qu'Emmanuel Macron va assister à la dernière messe du pape en France à l'occasion de son voyage apostolique. Il se rendra à Metz, pour évoquer les enjeux européens mais aussi pour une célébration religieuse. 

Alexis Corbière, dans une tribune parue le 21 septembre dans Libération, avait déjà dénoncé "une faute symbolique et politique" au travers de la mise à disposition d'un lieu à valeur hautement républicaine, à savoir la place de la Concorde, pour la première messe du pape samedi dernier, a déploré "l'ostentation de toute une série de gens" dans le fait même d'être présent lors d'offices religieux.

 

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Partant du principe que "les élus doivent aussi et d'abord donner l'exemple en matière de neutralité", le député, appartenant alors au groupe de La France insoumise, avait pris soin de précisier qu'il resterait possible pour les représentants du peuple d'assister à une "cérémonie exceptionnelle", tel qu'un office religieux en hommage à des victimes d'attentat ou en mémoire des victimes d'un génocide. L'amendement, critiqué à l'époque y compris par des députés de gauche, avait cependant été rejeté.