Pourquoi le ministre de la Ruralité, Michel Fournier, va quitter le gouvernement

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Michel Fournier, ministre de la Ruralité, à l'Assemblée nationale, le 20 juillet 2026
Michel Fournier, ministre de la Ruralité, à l'Assemblée nationale, le 20 juillet 2026
par Raphaël Marchal, le Vendredi 18 septembre 2026 à 08:32, mis à jour le Vendredi 18 septembre 2026 à 08:46

Michel Fournier a annoncé son départ du gouvernement, qui devrait être effectif la semaine prochaine. Le ministre délégué chargé de la Ruralité souhaite reprendre la présidence de l’Association des maires ruraux de France, dont il s’était mis en retrait en entrant dans le gouvernement de Sébastien Lecornu en octobre 2025.

Le ministre délégué chargé de la Ruralité, Michel Fournier, a annoncé lors du séminaire gouvernemental réunit par Sébastien Lecornu hier, jeudi 17 septembre, qu'il allait quitter le gouvernement pour se consacrer à l'Association des maires ruraux de France, selon une information dévoilée par Le Parisien.

Il avait informé le Premier ministre de son départ "depuis longtemps" et cette perspective faisait même partie "des discussions dès son entrée au gouvernement" en octobre 2025, a souligné Matignon. Michel Fournier devrait quitter le gouvernement la semaine prochaine. C'est sa ministre de tutelle chargée de l'Aménagement du territoire et de la Décentralisation, Françoise Gatel, qui devrait reprendre son portefeuille.

Inlassable porte-voix de la ruralité, Michel Fournier, 76 ans, maire sans étiquette depuis 1989 des Voivres, commune vosgienne de 300 habitants, devrait ainsi reprendre la présidence de l'Association des maires ruraux de France (AMRF), qu'il a occupée jusqu'en 2020 et dont il s'était mis en retrait en devenant ministre. Avant les élections municipales de mars, Michel Fournier avait déjà été tenté de quitter le gouvernement.

Issu d'une famille d'agriculteurs, il a tour à tour été ouvrier agricole, poseur de volets roulants, ou encore agent des douanes, avant de devenir agent commercial puis fleuriste. Il a, en outre, fait ses premiers pas en politique à l'âge de 33 ans, en tant que conseiller municipal d'opposition à Voivres.

Généralement classé divers droite, mais parfois à gauche par ses détracteurs, l'homme revendique son indépendance politique, installant même une plaque au fronton de sa mairie : "À jamais libre et non incorporable."

(Avec AFP)