Invitée de France inter, la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a annoncé ce vendredi 18 septembre que le gouvernement allait proposer un nouveau dispositif d'aide à destination des travailleurs précaires à compter du 1er octobre.
Partout en France, les prix à la pompe s'envolent. Ce vendredi matin, le gazole a dépassé les 2,39 euros le litre en moyenne, un record absolu. Pour faire face à cette crise, le gouvernement a annoncé la prolongation jusqu'au 31 décembre des aides ciblées sur les secteurs les plus touchés.
En parallèle, l'exécutif n'oublie pas les travailleurs, et notamment les plus précaires. Alors que l'aide pour les travailleurs "grands rouleurs" devait s'éteindre le 30 septembre, plusieurs ministres ont annoncé que le gouvernement travaillait à son extension, sous des modalités qui restent encore à déterminer. "Nous travaillons à un nouveau dispositif d'aide pour les Français qui travaillent à compter du 1er octobre", a annoncé Maud Bregeon sur France inter. "On voit que les difficultés perdurent. [...] Les prix restent hauts, ça peut durer", a souligné la porte-parole du gouvernement.
Je veux dire ce matin aux Français qui nous écoutent que nous les laisserons pas tomber. Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, sur France inter
"Nous nous réunissons lundi autour du Premier ministre pour prolonger les aides" et pour réfléchir aux modalités qui seront mises en œuvre, a de son côté fait savoir sur TF1 le ministre chargé du Commerce, Serge Papin. Selon Maud Bregeon, parmi les pistes étudiées, figure la prolongation de l'aide "grands rouleurs" telle qu'elle existe aujourd'hui.
Réservée aux ménages modestes qui ont une activité professionnelle nécessitant l'usage d'un véhicule, l'aide "grands rouleurs" consiste en une indemnité de 100 euros destinée à l'achat de carburant. Quelque 3 millions de travailleurs sont éligibles, mais la moitié d'entre eux ne l'ont pas réclamée. L'aide est réservée aux actifs sous un certain seuil de revenus, qui effectuent plus de 15 km par trajet entre leur domicile et leur lieu de travail ou plus de 8 000 km par an dans le cadre de leur activité.