Rima Hassan porte plainte contre Laurent Nuñez devant la Cour de justice de la République pour "violation du secret de l’enquête"

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Rima Hassan, le 17 juin 2024.
Rima Hassan, le 17 juin 2024. (Capture Youtube du Parti communiste français)
par Maxence Kagni, le Vendredi 18 septembre 2026 à 17:57, mis à jour le Vendredi 18 septembre 2026 à 17:59

L'eurodéputée Rima Hassan (La France insoumise) a annoncé, ce vendredi 18 septembre, par le biais de son avocat Me Vincent Brengarth, qu'elle portait plainte contre le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, devant la Cour de Justice de la République (CJR). Selon l'émission Complément d'enquête, le ministre aurait participé à la propagation d'une fausse information sur une prétendue détention de drogue par l'élue insoumise, en avril dernier.

L'eurodéputée La France insoumise Rima Hassan déclare saisir la Cour de Justice de la République (CJR) contre le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez. Ce vendredi, l'avocat de l'élue insoumise, Me Vincent Brengarth, a annoncé lors d'une conférence de presse qu'elle avait porté plainte pour "violation du secret de l'enquête" et "recel d'informations couvertes par le secret de l'enquête" devant la CJR.

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Il est reproché au ministre de l'Intérieur d'avoir participé à propager la fausse information selon laquelle, lors d'une audition par la police en avril dernier, de la drogue de synthèse aurait été retrouvée dans les effets personnels de Rima Hassan. Des allégations erronées, puisque l'enquête sur cette détention de drogue a rapidement été classée sans suite.

Selon le magazine Complément d'enquête, Laurent Nuñez a livré, le jour même de l'audition de l'eurodéputée, "des informations à plusieurs journalistes qui l'accompagnaient en train, au retour d'un déplacement officiel à Bordeaux, aux côtés du Premier ministre, Sébastien Lecornu". Le ministre a réagi ce jeudi, lors d'une audition à l'Assemblée nationale, reconnaissant avoir échangé de façon informelle avec des journalistes, tout en niant être à l'origine des fuites.

La Cour de justice de la République est compétente pour juger des actes délictueux et criminels commis par des membres du gouvernement dans le cadre de leurs fonctions. "Les faits sont beaucoup trop graves aujourd'hui pour qu'on les passe sous silence", a déclaré Me Vincent Brengarth, qui espère que la plainte va "prospérer", afin que des "investigations puissent avoir lieu le plus rapidement possible".