Parcoursup: Blanquer défie ses détracteurs de citer un pays qui fait mieux

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Jean-Michel Blanquer, le 27 octobre 2026.
Jean-Michel Blanquer, le 27 octobre 2026. Capture franceinfo
par Maxence Kagni, le Mardi 27 octobre 2026 à 09:48

Jean-Michel Blanquer a défendu ce mardi sur Franceinfo la plateforme Parcoursup, instaurée quand il était ministre de l’Éducation nationale. Il dénonce une forme de "démagogie à gauche" et de "lâcheté à droite" face à un système qui obtient selon lui des résultats tangibles.

Jean-Michel Blanquer en "appelle à la rationalité au service des jeunes". L'ancien ministre de l’Éducation nationale (2017-2022) a vigoureusement défendu son bilan ce mardi matin au micro de Franceinfo, alors que plusieurs de ses réformes emblématiques sont aujourd'hui dénoncées par le mouvement lycéen et une partie de la classe politique.

"Parcoursup a été un progrès énorme par rapport à la situation antérieure, toute personne qui passe quelques minutes sur le sujet le voit", a déclaré ce mardi Jean-Michel Blanquer. "Il y avait en 2017, en France, 60 % d'échecs en fin de première année d'enseignement supérieur (...) ce chiffre est descendu à près de 50 %", a ajouté l'ancien ministre. Selon lui, cette amélioration est due non seulement à Parcoursup, mais aussi à la réforme du lycée qu'il a menée.

Jean-Michel Blanquer va plus loin : "Il ne faudrait pas que Parcoursup vienne concentrer des angoisses qui en fait ne sont pas dues à [cette plateforme]", a-t-il déclaré. "Je veux qu'on me cite un pays au monde qui aurait quelque chose de mieux que Parcoursup", a ajouté l'ancien ministre.

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Un manque de "courage politique"

"Peut-être que le courage politique n'est pas la denrée la plus grande dans notre pays", a aussi répondu Jean-Michel Blanquer, après une question sur l'absence de soutien à la plateforme. L'ancien ministre a fustigé une forme de "démagogie à gauche" et de "lâcheté à droite".

Jean-Michel Blanquer a particulièrement ciblé Jean-Luc Mélenchon et La France insoumise, qui souhaitent une abrogation de Parcoursup et une fin de la sélection à l'université. "On aurait la moitié de la France à Paris, on assècherait certaines universités, on ferait la queue pendant des heures", a déclaré l'ancien ministre. 

"[Jean-Michel Blanquer] fait preuve de beaucoup d'audace de venir donner des leçons", a répondu ce mardi matin la vice-présidente LFI de l'Assemblée nationale, Clémence Guetté, interrogée elle aussi par Franceinfo. "Je rappelle qu'il est l'un des principaux artisans de la destruction de l'enseignement supérieur et de la recherche", a ajouté la députée, qui a prôné une hausse du nombre de places dans les différentes filières.