Un "hommage national sera rendu" après l'attentat "terroriste raciste" de Trappes, qui a coûté la vie vendredi à Pengo Bossio Wangi, a annoncé ce mercredi la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, à l'issue du conseil des ministres.
Cela avait été demandé mardi dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale par la présidente du groupe Écologiste et social, Cyrielle Chatelain. Lors de la séance de questions au gouvernement, le Premier ministre, Sébastien Lecornu, n'avait alors pas apporté de réponse. C'est finalement ce mercredi 28 octobre que l'exécutif a annoncé qu'un "hommage national sera rendu" après l'attentat "terroriste raciste" de Trappes, qui a coûté la vie vendredi à Pengo Bossio Wangi.
Lors du compte-rendu du conseil des ministres, la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, n'a pas précisé la date de l'hommage, ni s'il sera présidé par Emmanuel Macron. Interrogé par l'AFP, l'Elysée n'a pas non plus apporté ces précisions dans l'immédiat.
Maud Bregeon a également indiqué que le chef de l'Etat avait appelé à "l'unité" et à "la dignité". Emmanuel Macron a "insisté sur le fait que la très faible compassion qu'il y a eu dans les heures qui ont suivi était de nature à inquiéter, de même que les tentatives d'instrumentalisation qui ont suivi", a déclaré la porte-parole.
Vendredi matin, Kevin T. a ouvert le feu en rafales à Trappes et La Verrière, dans les Yvelines en région parisienne, abattant Pengo Bossio Wangi, un Français de 26 ans d'origine africaine, et blessant plusieurs personnes, dont au moins quatre ayant des noms à consonance africaine ou maghrébine, selon le procureur national antiterroriste Olivier Christen. Le suspect est en garde à vue.
(avec AFP)