Christine Lagarde a annoncé jeudi qu'elle quitterait début février 2027 son poste de présidente de la Banque centrale européenne (BCE). Le RN et LFI dénoncent une manoeuvre visant selon eux à permettre à Emmanuel Macron de participer aux négociations européennes pour trouver son successeur.
Christine Lagarde annonce ce jeudi dans une vidéo qu'elle quitttera la présidence de la Banque centrale européenne (BCE) le 7 février prochain, soit neuf mois avant le terme officiel de son mandat, prévu en octobre 2027. "Je quitte cette institution avec le sentiment du devoir accompli et une BCE prête pour l'avenir", explique Christine Lagarde.
"Je souhaite exprimer ma profonde reconnaissance à Christine Lagarde pour son engagement européen et pour l’action déterminée qu’elle a menée à la tête de la Banque centrale européenne au service de la stabilité de la zone Euro et de la prospérité de notre Union dans une période jalonnée par de nombreuses crises", a réagi ce jeudi sur X le président de la République, Emmanuel Macron.
En quittant son poste dès février prochain, Christine Lagarde laisse la possibilité au chef de l'Etat de participer à la désignation de son successeur avant l'élection présidentielle, prévue les 18 avril et 2 mai 2026.
"Après le départ du gouverneur de la Banque de France avant terme pour permettre à Macron de nommer son assistant, voici le départ annoncé de Christine Lagarde, présidente la BCE, pour permettre à Macron de négocier avec le chancelier la prochaine nomination", a réagi jeudi Jean-Luc Mélenchon. "Emmanuel Macron veut verrouiller la politique monétaire pour que le macronisme survive et entrave au maximum ceux qui lui succéderont à l’Elysée", a estimé pour sa part le président LFI de la commission des finances, Eric Coquerel.
De son côté, le Rassemblement national dénonce une "dérive illibérale" : "Comme nous l’annoncions avec Marine Le Pen, E. Macron veut verrouiller la Banque Centrale Européenne après avoir placé E. Moulin à la Banque de France et A. de Montchalin à la Cour des Comptes", a écrit le député RN Jean-Philippe Tanguy sur X.