Combien vont coûter les ex-Premiers ministres à l'État en 2026?

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Hôtel de Matignon
Hôtel de Matignon, illustration.
par Raphaël Marchal, le Jeudi 22 octobre 2026 à 12:58

Le coût des avantages réservés aux anciens Premiers ministres devrait s'élever à 1,2 million d’euros en 2026, en baisse de près de 500 000 euros par rapport à l'année précédente, selon des documents budgétaires. Ces dépenses étaient jusqu'alors en hausse depuis 2022.

C'est une baisse inédite par son ampleur depuis 2019 : le coût des avantages réservés aux anciens Premiers ministres devrait baisser de près de 500 000 euros en 2026 par rapport à l'année précédente, selon des données budgétaires rassemblées par Marie-Christine Dalloz (Droite républicaine), dévoilées par Politico, et consultées par LCP.

Cette baisse suit néanmoins une hausse régulière depuis 2022. En 2025, ce coût s'élevait à 1,72 million d'euros, en augmentation de 8 % par rapport à 2024, du fait de l'intégration au dispositif de Gabriel Attal, Michel Barnier et François Bayrou. Selon le document consulté par LCP, l'enveloppe prévue pour 2027 devrait être assez proche des estimations de 2026.

Cette diminution du coût des avantages réservés aux anciens locataires de Matignon en 2026 s'explique par la conjugaison de deux phénomènes. D'abord par la disparition de deux d'entre eux, Lionel Jospin en mars, et Édouard Balladur en août, qui ont respectivement coûté 171 000 et 91 000 euros en 2025 aux finances publiques.

Ensuite, par l'engagement de Sébastien Lecornu de limiter à dix ans le bénéfice d’un véhicule, d’un conducteur et d’un secrétariat particulier, depuis le 1er janvier et de manière rétroactive. Insuffisant, pour Marie-Christine Dalloz, surtout face aux efforts importants qui sont demandés aux Français dans une situation budgétaire tendue. La députée plaide pour ramener à 5 ans la durée des avantages réservés aux anciens Premiers ministres, qui se "doivent d'être exemplaires". "Et certains semblent l'avoir oublié", soutient l'élue, qui défendra ce jeudi un amendement en commission des finances dans l'optique de dégager 520 000 euros d'économies supplémentaires.

Dans la répartition des dépenses, c'est toujours Dominique de Villepin qui caracole en tête des ex-Premiers ministres les plus coûteux pour les finances publiques (près de 210 000 euros en 2025). Gabriel Attal fait une entrée dans le top 6 (145 000 euros). Enfin, du fait de leurs fonctions, certains ex-Premiers ministres ne peuvent pas bénéficier de leurs avantages, à l'image d'Édouard Philippe, maire du Havre.

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