Alors que le désormais candidat à l'élection présidentielle sortait du bar parisien où il célébrait sa victoire à la primaire sociale-démocrate, une personne a vidé le contenu d'un paquet de farine en le visant. Raphaël Glucksmann a réagi ce matin à l'antenne de franceinter, désignant "des militants insoumis qui harcèlent, insultent, enfarinent ou menacent".
À peine venait-il de se saisir de la rose socialiste que Raphaël Glucksmann a connu un premier fait fâcheux de campagne. À l'issue de sa victoire à la primaire sociale-démocrate dimanche soir, il s'est fait enfariner par un individu qui est parvenu à prendre la fuite.
Sur les vidéos diffusées par plusieurs médias parmi lesquels nos confrères de franceinfo, le fondateur de Place publique se dirigeait vers un taxi à la sortie de "La cantine de Belleville", le bar parisien où il venait de célébrer sa victoire, lorsque l’individu positionné derrière le candidat a vidé au niveau de sa tête le contenu d'un paquet de farine, avant que Raphaël Glucksmann s'engouffre dans le véhicule qui l'attendait.
Plus tôt dans la soirée, une femme se revendiquant comme un soutien de Jean-Luc Mélenchon lui avait déjà jeté du riz depuis son balcon, d'après le journaliste indépendant Paul Larrouturou.
Invité de la matinale de franceinter ce lundi, Raphaël Glucksmann s'est dit "prêt à affronter la violence de cette campagne et sa brutalité", n'hésitant pas à désigner nommément La France insoumise. "Chaque événement qu'on organise, chaque manifestation dans laquelle on se rend, il y a des militants insoumis qui harcèlent, insultent, enfarinent ou menacent", a pointé l'eurodéputé. "Jean-Luc Mélenchon doit désavouer formellement le fait que ses supporters agressent", a-t-il poursuivi. "Ce genre de comportement ne m'impressionne pas", a aussi assuré le candidat.
Le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, qui a lui aussi déjà été visé par ce type de faits, a apporté dès dimanche soir son soutien au fondateur de Place publique : "Il n'y a pas de petite agression, pas d'atteinte physique qui soit dérisoire", a-t-il écrit sur X, dénonçant "une violence inacceptable".
En février 2012, également en campagne pour l'élection présidentielle dont il sortira vainqueur quelques mois plus tard, François Hollande avait également été enfariné, alors qu'il signait la charte de la Fondation Abbé Pierre. Il avait choisi pour sa part de relativiser l'incident, évoquant alors un simple "acte isolé qui n'honore pas son auteur".