G7 parlementaire: face aux désordres du monde, Yaël Braun-Pivet appelle les démocraties parlementaires à "faire bloc" autour de leurs "principes"

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par Raphaël Marchal, le Vendredi 11 septembre 2026 à 12:43, mis à jour le Vendredi 11 septembre 2026 à 12:55

Lors de son discours introductif du sommet du G7 parlementaire, ce vendredi 11 septembre, la présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a dressé l'inventaire des problématiques internationales, louant les apports du multilatéralisme et de la diplomatie parlementaire pour y faire face.

"Parce que les défis planétaires sont communs, nos réponses doivent être communes, concertées, et donc résolument multilatérales." En introduction du G7 parlementaire, un sommet qui réunit les présidents des Chambres basses de sept pays parmi les plus puissants de la planète (Allemagne, Canada, États-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni), Yaël Braun-Pivet a appelé les démocraties parlementaires à "faire bloc" autour de leurs "principes fondamentaux" face aux périls qui les menacent.

Depuis l'hôtel de Lassay, résidence officielle des présidents de l'Assemblée nationale, et entourée de ses pairs, Yaël Braun-Pivet a estimé que le renforcement du multilatéralisme permettrait d'affronter les enjeux des années à venir. Elle a, en outre, assumé sa volonté de voir les Parlements peser davantage sur les thématiques internationales. "Partout, j'ai constaté que ce canal de Parlement à Parlement, de peuple à peuple, offrait une agilité, une complémentarité, une liberté de ton. Notre action crée des ponts, là où les diplomaties des exécutifs se heurtent parfois à des murs", a-t-elle expliqué.

Un panorama des défis internationaux

25 ans après les attentats terroristes du 11-Septembre, Yaël Braun-Pivet a naturellement rendu hommage aux victimes et témoigné sa "solidarité" au peuple américain. La présidente du Palais-Bourbon a évoqué les répercussions que provoque encore cet évènement sur la scène internationale, estimant, qu'à l'époque déjà, les démocraties occidentales avaient su "faire bloc" pour affronter ce "basculement géopolitique".

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Devant Rouslan Stefantchouk, son homologue ukrainien invité à participer au G7 parlementaire, Yaël Braun-Pivet a dénoncé les "ignobles frappes russes de ces derniers jours", s'inquiétant du jusqu’au-boutisme de l'envahisseur russe. "Notre objectif est resté le même. (...) Nous voulons une paix consentie, non subie ; une paix approuvée par le peuple ukrainien", a-t-elle martelé. Avant de souhaiter, à plus long terme, que l'Ukraine puisse "accomplir son destin européen et euro-atlantique".

Yaël Braun-Pivet est également revenu sur l'autre grand foyer de crise mondiale : le Moyen-Orient. Affichant à la fois son soutien au peuple iranien et son opposition au pouvoir de Téhéran, elle a répété que l'Iran ne devait "jamais obtenir l'arme nucléaire". Appelant à un "Liban pleinement souverain", elle a jugé que cela supposait le désarmement du Hezbollah et le retrait d'Israël. La présidente de l'Assemblée nationale a, par ailleurs, évoqué la situation à Gaza, où le plan de paix "doit être mis en œuvre par toutes les parties". "Les restrictions humanitaires doivent être levées et, dans le même temps, le processus de désarmement du Hamas doit être effectif pour laisser enfin place à la reconstruction", a-t-elle considéré, dénonçant la "colonisation illégale" en Cisjordanie.

Yaël Braun-Pivet a enfin souligné que les désordres internationaux s'immiscaient au cœur des démocraties libérales : tentatives d'ingérence, remise en cause du droit international, guerres commerciales, incursion de drones, cyberattaques... Là encore, a-t-elle souligné, le réflexe doit rester le même : "faire bloc", ensemble, pour que vivent les valeurs communes aux démocraties parlementaires.