Le G7 parlementaire se tient à Paris de ce jeudi 10 à samedi 12 septembre. Ce sommet, qui réunit les présidents des Assemblées des sept principales puissances économiques dites "avancées" du monde, a pour vocation de renforcer les liens entre les démocraties parlementaires autour de valeurs communes.
Après le G7 d'Évian a eu lien en juin dernier, un autre évènement multilatéral est organisé à Paris en cette rentrée. Dans le cadre de la présidence française du G7, et à l'initiative de Yaël Braun-Pivet, c'est à l'Assemblée nationale que se tiendra la 24e édition du sommet parlementaire du G7, à compter de ce jeudi 10 septembre. Alors que le G7 réunit les chefs d'État et de gouvernement membres de ce groupe de discussion informel, son pendant parlementaire convoque les présidents des Chambres basses - celles qui sont élues au suffrage universel direct.
Organisé pour la première fois au Canada en 2002, ce sommet rassemble les représentants de la France, de l'Allemagne, de l'Italie, du Royaume-Uni, des États-Unis, du Canada et du Japon. Participent également à l'évènement, la présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, mais aussi le président de la Rada d'Ukraine, Ruslan Stefanchuk, qui y est invité depuis quatre ans.
Ce rendez-vous annuel a pour vocation de resserrer les liens entre les différentes démocraties parlementaires des États membres du G7, et de favoriser les relations bilatérales et multilatérales. Yaël Braun-Pivet accueillera ses pairs, ce jeudi soir, à l'hôtel de Lassay, où est installée la présidence de l'Assemblée nationale. La quasi-totalité des invités ont répondu présent, à l'exception du speaker de la Chambre des représentants des États-Unis, du fait des commémorations du 11 septembre 2001, il y a 25 ans, et de l'organisation de la Convention républicaine à Dallas, dans le cadre des midterms (les élections de mi-mandat américaines). Mike Johnson interviendra néanmoins dans le sommet par message vidéo.
À l'issue d'un discours inaugural de Yaël Braun-Pivet, les parlementaires seront appelés à plancher à huis clos sur plusieurs thématiques de travail au cours de la journée de vendredi. Un premier atelier sera consacré à la manière de renforcer le lien avec les citoyens, face au constat de la crise de fonctionnement du système représentatif. La délégation se rendra ensuite à l'Élysée, pour un échange avec Emmanuel Macron.
Après un déjeuner de travail dédié à l'utilisation de l'intelligence artificielle par les Assemblées, les reponsables politiques échangeront sur le rôle que peuvent jouer les Parlements en matière de politique étrangère et de défense, des prérogatives traditionnellement régaliennes, mais dont ils se saississent de plus en plus à divers degrés.
À l'issue du sommet, les participants s'entendront sur une déclaration commune, rédigée notamment à partir de leurs séances de travail. L'évènement se prolongera par une note culturelle et patrimoniale, samedi : la visite de la cathédrale Notre-Dame de Paris.