Marine Tondelier veut "interdire le mensonge en politique" et sanctionner les élus pris en faute

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par Raphaël Marchal, le Vendredi 4 septembre 2026 à 15:16

La candidate écologiste à l'élection présidentielle souhaite que les responsables politiques malhonnêtes puissent être frappés d'inéligibilité, voire être révoqués de leurs fonctions, a-t-elle fait savoir ce vendredi dans une note de blog. Sa proposition concernerait des "mensonges factuels et délibérés".

Faut-il en arriver à une loi pour interdire le mensonge en politique ? C'est en tout cas ce que considère Marine Tondelier. Dans une note de blog publiée ce vendredi, la candidate écologiste à l'élection présidentielle juge nécessaire de doter la France d'un arsenal destiné à sanctionner les responsables politiques pris en flagrant délit de mensonge, avec des peines graduées allant de la "rectification publique" jusqu'à la révocation des élus coupables, en passant par l’inéligibilité.

Si l'idée peut paraître atypique, le modèle qu'elle imagine prend son inspiration d'une loi adoptée par le Parlement gallois, souligne-t-elle. "On ne peut pas continuer comme cela dans cette ère de post-vérité, comme si c’était une fatalité, comme si l’on pouvait amasser mensonge sur mensonge, contre-vérité sur contre-vérité, et ne jamais avoir à en payer le prix", assure Marine Tondelier.

Pour justifier cette "nécessité", elle s'appuie sur le témoignage du sénateur Horizons Vincent Louault diffusé ce jeudi sur France 2 dans l'émission "Complément d'enquête", l'élu assumant une "fake news" prononcée lors des débats sur la réintroduction de l'acétamipride. "[Il] savait très bien qu’il mentait. Il l’a même fait exprès. Et pris la main dans le sac, il le revendique : pour lui, la fin justifie tous les moyens", estime la patronne des Écologistes.

Il faut infiniment plus de temps pour démonter une fake news que pour la créer et la diffuser. Et c’est donc une pratique totalement immorale. Marine Tondelier, candidate écologiste à l'élection présidentielle

Louant une mesure destinée à "protéger la qualité du débat public", Marine Tondelier précise qu'elle ne viserait que les "mensonges factuels et délibérés", proférés par un responsable conscient de sa duplicité. Pas question de sanctionner "l'erreur ou l'imprécision". Et d'assurer qu'il est possible de mettre en place un "cadre légal solide" en la matière, citant l'exemple de la législation galloise qui s'appliquera lors des élections de 2030 au Pays de Galles.