Parcoursup : face à la mobilisation des lycéens, le gouvernement ouvre la voie à une réforme

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Sébastien Lecornu, le 7 octobre 2026.
Sébastien Lecornu, le 7 octobre 2026.
par Maxence Kagni, le Jeudi 8 octobre 2026 à 12:54

Dans le sillage de Sébastien Lecornu, qui promet de "rendre Parcoursup plus transparent et intelligible", plusieurs ministres évoquent une réforme de la plateforme d'inscription à l'Université, qui concentre de nombreuses critiques dans le cadre de la mobilisation lycéenne.

Parcoursup va-t-il être réformé sous la pression des lycéens ? Depuis quelques jours, les ministres multiplient les déclarations visant à promettre une amélioration de la plateforme d'inscription à l'université, qui effectue une sélection des élèves dans des conditions parfois jugées opaques.

"Il faut perfectionner Parcoursup", a déclaré ce jeudi Sabrina Roubache, la ministre délégué chargée de l'Enseignement, de la Formation professionnels et de l’Apprentissage. "À force de vouloir de l'égalitarisme partout, on a créé des dysfonctionnements, de l'angoisse et des injustices", a déclaré la ministre sur interrogée par ICI Provence.

Face à un "vrai sujet d'angoisse pour les parents et pour les élèves", Sabrina Roubache propose de prendre "des mesures territorialisées selon les formations". La ministre estime que le fait "d'avoir voulu mettre toutes les formations absolument au même niveau, que ce soit les grandes écoles, les écoles d'ingénieurs, les IFSI qui forment nos infirmiers, nos infirmières" a pu créer des problèmes. "Oui, c'est perfectible, oui, on a encore beaucoup de marge de progression", a-t-elle déclaré.

Sébastien Lecornu envisage de "corriger" Parcoursup

Ces propos sont dans la droite ligne de la prise de position du Premier ministre Sébastien Lecornu, qui a déclaré lors de son allocution de mercredi soir qu'il souhaitait "rendre Parcoursup plus transparent et intelligible". "Tout ce qu'on peut corriger, de bonne foi, nous le corrigerons", avait affirmé la veille le Premier ministre, lors de la séance des questions au gouvernement.

"Il faut faire évoluer l'outil", a pour sa part expliqué mercredi le ministre de l'Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, au micro de BFMTV. Mettant en garde contre une certaine forme de "démagogie", le ministre s'est en revanche opposé à toute suppression de Parcoursup.

Le même jour, le ministre de l'Education national, Edouard Geffray, a lui aussi pris la défense de la plateforme : "Si Parcoursup est abrogé sans être remplacé par un système de rencontre entre les vœux des lycéens et les formations qui existent, on en revien[dra] à quelque chose qui comporte des risques très sérieux d'assignation sociale et territoriale", a-t-il mis en garde lors de son audition par la commission des affaires culturelles.

>> Revivez l'audition d'Edouard Geffray ce mercredi, à l'Assemblée nationale