Budget 2027: Marine Le Pen préfère un budget "imparfait" à une loi spéciale et pose les conditions d'une non-censure

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Marine Le Pen AFP 17/09/2025
Marine Le Pen le 17 septembre 2025
par Soizic BONVARLET, le Lundi 14 septembre 2026 à 10:10

Devant les parlementaires de son parti, réunis samedi 12 septembre au Touquet, la candidate du Rassemblement national à l'élection présidentielle a indiqué qu'elle préférait l'option d'un budget "imparfait", mais "opérationnel", plutôt qu'une loi spéciale. Marine Le Pen ferme cependant la porte à tout "blanc-seing" qui serait donné au gouvernement sur sa copie budgétaire.

"Imparfait" mais "opérationnel". Devant les parlementaires du Rassemblement national, Marine Le Pen a affirmé samedi au Touquet (Pas-de-Calais) qu'un budget en bonne et due forme valait mieux qu'une loi spéciale. Et pour cause, la candidate du RN à l'élection présidentielle estime qu'en cas de victoire en 2027, il lui sera plus simple de revoir la copie si un projet de loi de finances est déjà en cours de validité. Un nouveau chef de l'État pourrait en effet, selon elle, modifier plus rapidement un budget déjà existant, qu'en faire voter un en partant d'une page blanche. 

Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, avait d'ailleurs dans une lettre transmise aux parlementaires en août, évoqué l'idée d'un budget réversible par le vainqueur de l'élection présidentielle, scénario qu'il préfère, lui aussi, au vote d'une loi spéciale.

Pas un "blanc-seing"

Posant les jalons d'une éventuelle abstention des députés de son groupe lors du vote sur le prochain budget, Marine Le Pen n'exclut cependant pas d'opter pour la censure si le projet de loi de finances tels qui sera présenté puis discuté lui paraît inacceptable, précisant que ses propos n'équivalaient pas à "un blanc-seing" au gouvernement et posant un certain nombre de conditions.

"Nous n'accepterons aucune hausse d'impôt et aucune injustice sociale contre la France du travail", a ainsi indiqué la présidente du groupe RN à l'Assemblée nationale. "Nous exigerons des économies, des économies, des économies", a-t-elle poursuivi.

Des propos corroborés par le député Jean-Philippe Tanguy (Rassemblement national) ce lundi matin sur TF1, qui a précisé que le gel des pensions de retraites ou la suppression de l'abattement fiscal pour les retraités constitueraient "une ligne rouge".

"Il y a 1 600 milliards de dépenses publiques en France, avant de s'attaquer aux revenus et au pouvoir d'achat, il faut faire des économies, des économies, et encore des économies, il y a de quoi faire", a aussi martelé le député au diapason de la candidate du Rassemblement national à l'élection présidentielle.