Invité ce 28 septembre de Lundi, c'est politique sur LCP, le ministre délégué chargé des Relations avec le Parlement Laurent Panifous a rappelé que le gouvernement, qui présente jeudi sa copie budgétaire, voulait éviter que la France ne "glisse" au-delà des 5% de déficit.
"Le gouvernement se présente dans une position de compromis vis-à-vis des parlementaires qui sont prêts à discuter." Ce 28 septembre, le ministre délégué chargé des Relations avec le Parlement, Laurent Panifous, était l'invité de Lundi, c'est politique, sur LCP. Il a notamment évoqué les grandes orientations du Budget 2027, qui sera présenté ce jeudi.
"C'est un moment, ce débat budgétaire, où on va voir, de manière très transparente, quels sont celles et ceux qui ont envie de trouver une solution", a déclaré Laurent Panifous. Le ministre a expliqué qu'il espérait que le Parlement puisse adopter par un vote le Budget 2027, tout en reconnaissant que cela serait "très difficile" compte tenu des positions annoncées des différents groupes politiques représentés à l'Assemblée nationale. Laurent Panifous n'a donc pas écarté le recours au 49.3 ou aux ordonnances.
Interrogé sur la position du RN et de Marine Le Pen, qui préfèrent un budget "imparfait" à une loi spéciale, le ministre a expliqué qu'il "ne comptait pas sur l'indulgence du Rassemblement national" pour faire voter le Budget, tout en ajoutant qu'"il vaut mieux un budget imparfait que pas de budget du tout parce que cela serait grave et même cela serait irresponsable".
L'exécutif souhaite réaliser 54 milliards d'euros pour "éviter de glisser" au-delà des 5 % de déficit, a affirmé Laurent Panifous. Mais l'ampleur des coupes budgétaires à réaliser pourrait varier pendant les débats parlementaires : le ministre a précisé que le gouvernement n'était pas "bloqué" sur le chiffre de 54 milliards. "Ca peut être plus, ça peut être un peu moins", a-t-il précisé.
Laurent Panifous a également évoqué la mise à contribution des retraités dans le Budget 2027. Le ministre a détaillé les deux hypothèses mises sur la table : "Augmenter les retraites mais un peu moins que prévu", c'est-à-dire les sous-indexer sur l'inflation, ou plafonner le dispositif d'abattement de 10 % "pour frais professionnels" dont bénéficient les retraités.
"Le gouvernement mettra probablement les deux dispositifs en discussion", a précisé Laurent Panifous. "Attendez jeudi [de voir] quels sont les seuils qui seront proposés par le gouvernement et attendons la fin des débats parlementaires pour savoir quel sera le compromis final", a aussi expliqué le ministre.
Laurent Panifous a par ailleurs précisé le calendrier d'examen des textes budgétaires. Le budget de l'Etat sera examiné à partir du 13 octobre à l'Assemblée nationale. Si l'examen n'est pas achevé le 19 au soir, il sera interrompu, pour laisser place au budget de la sécurité sociale (PLFSS), débattu dans l'hémicycle, à partir du 20 octobre. "Nous reprendrions après le budget de l'Etat", a précisé le ministre délégué chargé des Relations avec le Parlement.