Ils devraient six candidats primaire sociale-démocrate, qui aura lieu en octobre : Philippe Brun, Olivier Faure, Raphaël Glucksmann, Jérôme Guedj, Emmanuel Maurel et Ségolène Royal.
Les aspirants candidats avaient jusqu'à hier soir, mardi 15 septembre, à 23h59 pour déposer leur candidature à la primaire organisée par le Parti socialiste et Place publique, qui aura lieu les 9-10 et 16-17 octobre. In fine, ils devraient être six sur la ligne de départ.
Quatre candidats socialistes ont indiqué avoir recueilli suffisamment de parrainages - sous réserve de leur validation par la commission d'organisation de la primaire ce mercredi. Il fallait avoir les signatures de quinze membres du conseil national, ou de dix parlementaires, ou de 50 conseillers régionaux ou départementaux, ou encore de cinquante maires, répartis sur le territoire.
S'ajoutent à ces responsables du PS Raphaël Glucksmann (Place publique) et Emmanuel Maurel (Gauche républicaine et socialiste), qui, en tant que chefs de partis, n'avaient pas besoin de soutiens internes venus du parti à la rose. Les candidats s'affronteront notamment lors de trois débats télévisés, le 23 septembre sur LCI, le 1er octobre sur France 2 et le 4 octobre sur BFMTV.
Voici le profil des six candidats à la primaire de la gauche:
Sauf surprise de dernière minute, il n'y aura pas d'autres candidats, mais quelques déçus. L'ancien maire de Châteaudun (Eure-et-Loir), Fabien Verdier, n'est a priori pas parvenu à recueillir suffisamment de parrainages. Le député François Ruffin, qui a quitté les rangs de LFI, a longtemps espéré pouvoir rejoindre la primaire, mais s'est heurté au refus de Raphaël Glucksmann. "Fin de partie. Les éléphants ont peur d'une souris!", s'est-il agacé sur X, ce mardi. Le banquier d'affaires Matthieu Pigasse a lui aussi envisagé de participer au scrutin. Mais il s'est retrouvé face à un "bunker dans lequel personne ne peut entrer", a-t-il déploré ce dimanche lors de la fête de L'Humanité.
Enfin, deux socialistes qui ambitionnent de manière plus ou moins déclarée de se présenter à l'élection présidentielle ont refusé de participer à la primaire. Il s'agit de l'ancien chef de l'État, François Hollande, et du maire de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), Karim Bouamrane.