Budget: LFI n'a "rien à négocier" avec le gouvernement et le censurera "quoi qu'il arrive"

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Mathilde Panot, le 15 septembre 2026
Mathilde Panot, le 15 septembre 2026. LCP
par Maxence Kagni, le Mardi 15 septembre 2026 à 13:11, mis à jour le Mardi 15 septembre 2026 à 13:12

La présidente des députés La France insoumise, Mathilde Panot, a annoncé ce mardi que son groupe ne participera pas aux consultations du gouvernement sur le budget 2027. Selon les dernières déclarations en date, l'ensemble des groupes de gauche se dirige vers la censure. Ce qui ne suffira pas forcément à faire tomber le gouvernement Lecornu puisque le Rassemblement national envisage de ne pas censurer si ses conditions sont prises en compte. 

La France insoumise n'a "rien à négocier" avec l'exécutif. Ce mardi 15 septembre, la présidente des députés insoumis, Mathilde Panot, a affirmé que son groupe ne se rendrait pas à l'invitation du gouvernement, qui souhaite consulter les forces politiques représentées au Parlement pour discuter du projet de loi de finances 2027. 

Le Premier ministre Sébastien Lecornu a demandé au ministre des Comptes publics, David Amiel, et au ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, de rencontrer les groupes parlementaires dans le but d'essayer de trouver des compromis. "Nous n'irons pas, bien évidemment", a déclaré Mathilde Panot lors d'une conférence de presse organisée, ce matin, à l'Assemblée nationale.

Les autres groupes de gauche se dirigent aussi vers la censure

La cheffe de file des députés LFI reproche au gouvernement de vouloir "faire les poches à la fois des retraités, des malades, des étudiants et de beaucoup d'autres". Selon elle, la censure "est la seule manière" de s'opposer au budget en cours d'élaboration. "Nous censurerons quoi qu'il arrive", avait martelé Mathilde Panot sur le plateau de Franceinfo un peu plus tôt dans la matinée. 

Interrogés dimanche lors d'un débat à la Fête de l'Humanité, Stéphane Peu, le président du groupe communiste, et Cyrielle Chatelain, la présidente du groupe écologiste, ont affirmé qu'ils voteraient eux aussi la censure du gouvernement Lecornu. Le président des députés socialistes, Boris Vallaud, a expliqué pour sa part qu'il était "vraisemblable" que le groupe PS fasse de même. "Le suspense est faible, pour ne pas dire inexistant. (...) Il y aura une censure", avait déjà considéré le premier secrétaire du parti, Olivier Faure, fin août. 

Pour autant, la chute du gouvernement Lecornu est loin d'être acquise, puisque la présidente des députés du Rassemblement national, Marine Le Pen, a récemment déclaré qu'elle préférait un budget "même imparfait" plutôt qu'une loi spéciale, c'est-à-dire une absence de budget. La candidate à l'élection présidentielle a posé les conditions d'une non-censure, affirmant qu'elle n'accepterait "aucune hausse d'impôt et aucune injustice sociale contre la France du travail". "Nous exigerons des économies, des économies, des économies", a-t-elle aussi expliqué.