Aurore Bergé est revenue ce 14 septembre dans Lundi c'est politique sur la polémique née de ses propos sur la théorie du "grand remplacement". La ministre chargée de la Lutte contre les discriminations a dit vouloir "convaincre" les Français que cette théorie aux "relents racistes" était "fausse" et "dangereuse".
Aurore Bergé "ne pense pas qu'on fasse reculer le Rassemblement national en refusant le combat politique". Ce 14 septembre, la ministre chargée de la Lutte contre les discrimination était l'invitée de Lundi c'est politique sur LCP. Elle est revenue sur la polémique née de ses propos sur le "grand remplacement", une théorie qu'elle juge "fausse" et "dangereuse" mais qui doit être combattue, selon elle, dans le cadre du "débat politique".
Ce mercredi 9 septembre, sur CNews, Aurore Bergé avait répondu par la négative à la question de savoir si la théorie du "grand remplacement" était ou non raciste, tout en ajoutant que c'était, à ses yeux, un "débat politique". "C'est une théorie que je combats car elle décrit une réalité qui n'est pas la nôtre. Je la considère fausse factuellement, comme mensongère", avait-elle poursuivi.
Le lendemain, sur Franceinfo, Aurore Bergé avait précisé ses propos : "Je considère que c'est une théorie mensongère, fausse, qui attise les peurs et ne se base sur aucune de nos statistiques", avait répété la ministre, qui estime cependant que "ça fait partie du combat politique, de la liberté d'expression", de pouvoir "défendre cette idée" sur un plateau de télévision. Des propos qui ont choqué jusqu'au sein de sa famille politique, la députée Prisca Thévenot l'interpellant directement sur X.
Ce lundi, sur le plateau de LCP, Aurore Bergé a précisé sa pensée, estimait que cette théorie "dangereuse" créait un "terreau de peur dans notre pays" : "Est-ce qu'énoncer cette théorie vous fait tomber sous le coup de la loi, la réponse est non", a répété la ministre. "Personne n'a jamais été condamné pour avoir énoncé cette théorie", a-t-elle précisé. Pour autant Aurore Bergé a affirmé qu'il y avait "des relents racistes derrière cette théorie" et même des "intentions racistes".
La ministre estime que "pour les combattre, il faut accepter de débattre". Aurore Bergé a continué son explication, ajoutant qu'elle souhaitait convaincre les Français que le "grand remplacement" était une théorie "fausse, mensongère et dangereuse". "Moi, je ne refuse pas le débat, je ne refuse pas le combat", a-t-elle conclu.