"On ne va pas laisser les prix s'envoler": Emmanuel Macron n'exclut pas une baisse des taxes en fonction de l'évolution du tarif des carburants

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Emmanuel Macron, le jeudi 24 septembre 2026
Emmanuel Macron, le jeudi 24 septembre 2026
par Raphaël Marchal, le Jeudi 24 septembre 2026 à 21:35, mis à jour le Jeudi 24 septembre 2026 à 23:25

"Il n'y a pas de tabou" pour faire face à l'augmentation du prix des carburants, a déclaré le président de la République dans une interview, ce jeudi 24 septembre au soir, sur TF1 et France 2. S'il juge qu'une baisse des taxes ne serait pas "vertueuse" et qu'il vaut mieux agir par la voie diplomatique pour faire baisser les prix, Emmanuel Macron a assuré que le gouvernement "prendra toutes les solutions" en cas de dégradation de la situation. 

De retour de New-York, où il a participé à l'Assemblée générale des Nations unies, Emmanuel Macron s'est exprimée à l'occasion d'une longue interwiew, ce jeudi au soir, par les journaux télévisés de TF1 et France 2. Depuis l'Élysée, le président de la République a tenté de rassurer les Français, confrontés à des prix records à la pompe, sur sa compréhension de leurs difficultés. "La situation est terrible pour beaucoup de familles, pour beaucoup de nos compatriotes."

Le chef d'État a assuré que tout était mis en œuvre pour tenter d'infléchir l'inexorable montée des prix, notamment en agissant au niveau international. Il a ainsi évoqué l'envoi de moyens militaires pour protéger un site clé en Arabie saoudite, des négociations pour recréer de la "fluidité" dans le détroit d'Ormuz, la possibilité de débloquer de nouveaux stocks stratégiques, ou encore des discussions avec Donald Trump pour l'empêcher d'interdire l'exportation du gazole américain. "La France a une grande diplomatie", a-t-il souligné. Emmanuel Macron a, par ailleurs, indiqué que "tout était fait" pour éviter une pénurie, qu'il a jugée très peu probable dans les mois à venir.

Pas de "tabou", il ne faut "rien exclure"

Sur le territoire national, Emmanuel Macron a salué la "réponse proportionnée" du gouvernement, via les aides de quelque 450 millions d'euros dévoilées cette semaine. "On aide un peu plus de cinq millions de Français et les filières", a-t-il fait valoir. "Le gouvernement ne reste pas les bras ballants." Et si l'envolée des prix devait se poursuivre, il n'y aura aucun "tabou", a affirmé le chef d'État, ouvrant la voie, pour la première fois, à une éventuelle baisse des taxes dans un tel scénario. "En fonction de l'évolution, il ne faut rien exclure."

"Notre intérêt, c'est plutôt de baisser les prix plutôt que de baisser les taxes"

Tout en insistant sur l'impact négatif d'une telle mesure, réclamée depuis plusieurs semaines, notamment par Marine Le Pen. Une baisse des taxes "ne serait pas vertueuse", a poursuivi Emmanuel Macron. "Sur un mois, baisser 20 centimes, c'est un milliard d'euros", a-t-il détaillé, rappelant que les taxes "financent des dépenses de l'État, des dépenses des collectivités locales et de la Sécurité sociale". Et de considérer : "Notre intérêt, c'est plutôt de baisser les prix plutôt que de baisser les taxes."

On ne va pas laisser pas les prix s'envoler. Emmanuel Macron

Interrogé sur la possibilité d'en demander plus à TotalEnergies, qui pratique un plafonnement des prix dans les stations de son réseau, Emmanuel Macron a rappelé qu'en l'absence de l'opérateur français, "nous n'aurions même pas ce plafonnement". "On a obtenu qu'il plafonne ses prix, c'est une chance pour les Français", a-t-il poursuivi. "Continuons à lui demander ça déjà", a-t-il jugé, renvoyant au débat budgétaire une potentielle évolution en la matière. Et de prévenir : "Ils ne font pas de marge chez nous. Si on taxait, on n'aurait pas des prix plus bas à la pompe".