Budget 2026 : Sébastien Lecornu enclenche un ultime 49.3, ouvrant la voie à l'adoption définitive du texte

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Sébastien Lecornu à l'Assemblée, le 30 janvier 2026
Sébastien Lecornu à l'Assemblée, le 30 janvier 2026 (© LCP)
par Raphaël Marchal, le Vendredi 30 janvier 2026 à 09:50, mis à jour le Vendredi 30 janvier 2026 à 10:26

Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a engagé ce vendredi 30 janvier la responsabilité du gouvernement sur l'ensemble du projet de loi de finances pour 2026. Ce troisième et dernier recours 49.3 ouvre la voie à l'adoption définitive du budget, après l'examen de nouvelles motions de censure, en début de semaine prochaine. 

"La France doit avoir un budget". C'est par une déclaration lapidaire d'une dizaine de secondes que le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a eu recours à un troisième et dernier 49.3 sur le budget de l'Etat, ce vendredi matin. Après le rejet express du texte par le Sénat, qui ne l'a même pas examiné en nouvelle lecture, cette décision du locataire de Matignon était attendue de tous, et ouvre la voie à l'adoption définitive du projet de loi de finances pour 2026.

En engageant encore une fois la responsabilité de son gouvernement pour doter la France d'un budget, Sébastien Lecornu s'expose bien sûr à de nouvelles motions de censure. 

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Les groupes de gauche, hors PS, ont déjà déposé la leur. Celle-ci sera défendue lundi par le député communiste et président du groupe Gauche démocrate et républicaine, Stéphane Peu. Et une autre devrait être déposée par le groupe RN, avec son allié de l'UDR. 

Le projet de loi de finances sera définitivement adopté, sauf en cas d'adoption d'une ces motions. Un scénario plus qu'improbable, puisque ni les députés du Parti socialiste, ni les députés issus des Républicains - à quelques exceptions près - ne voteront la censure. Ce qui ne permettra pas aux motions d'atteindre les 289 voix requises - soit la majorité absolue des 577 députés - pour faire tomber le gouvernement. 

Les deux motions seront examinées lundi 2 février. Après cette dernière séquence parlementaire, le texte sera soumis au Conseil constitutionnel, ultime étape avant la promulgation de la loi de finances pour 2026. La France aura alors un budget.