Le sénateur François Patriat, très proche de Macron et président de groupe, est mort à 83 ans

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François Patriat, ici en décembre 2024.
François Patriat, ici en décembre 2024. VALENTINE CHAPUIS / AFP
par Anne-Charlotte Dusseaulx, le Mercredi 19 août 2026 à 14:01, mis à jour le Mercredi 19 août 2026 à 15:10

Le président du groupe macroniste au Sénat François Patriat, un des premiers soutiens d'Emmanuel Macron, est mort mercredi à l'âge de 83 ans, a indiqué son groupe parlementaire à l'AFP.

Il était le président du groupe macroniste au Sénat et l'un des premiers soutiens du chef de l'Etat. François Patriat est mort à l'âge de 83 ans. "Ce mercredi 19 août, François Patriat, sénateur de la Côte-d'Or, président du groupe RDPI, ancien président de la Région Bourgogne, ancien ministre, est décédé à l'hôpital de Dijon, des suites d'un grave accident de vélo survenu le 17 juillet dernier", a précisé à l'AFP le groupe Rassemblement des démocrates, progressistes et indépendants (RDPI).

Sur X, le groupe lui rend hommage : "Nous retiendrons de lui sa gentillesse et son humour, son intelligence et sa force. Adieu Fanfan."

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Les réactions politiques se multiplient depuis cette annonce. "Je perds un ami cher. À sa famille, à ses proches, à ceux qui comme moi l'aimaient, j'adresse mes condoléances les plus émues", a rapidement réagi Emmanuel Macron.

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Dans un long message sur X, le Premier ministre, Sébastien Lecornu, rend hommage à un homme qui "incarnait, au fond, une certaine conception de la fraternité républicaine". "La vie politique perd l’une de ses figures les plus attachantes. La République perd un homme qui l’a servie avec constance. Et beaucoup perdent un ami", poursuit-il.

"François, tu nous manques déjà", écrit le président de Renaissance, Gabriel Attal, pour qui "la République perd aujourd'hui l'un de ses serviteurs les plus fidèles". "La disparition de François Patriat m'attriste énormément. (...) Homme attachant, engagé, il nous manquera. Au revoir Fanfan", réagit le président du groupe socialiste du Sénat, Patrick Kanner. Son homologue du groupe Union centriste, Hervé Marseille, partage les mêmes propos : "Attachant, doté d'un grand sens politique, fort d'une longue expérience et cultivant des qualités humaines exceptionnelles, il va nous manquer."

Ancien socialiste et ministre de Lionel Jospin

Plusieurs ministres macronistes ont salué le parcours de François Patriat et l'homme qu'il était. "Cheminer à ses côtés aura été un honneur et une joie tant il aimait transmettre. Son départ nous bouleverse tous", écrit ainsi Aurore Bergé (Égalité entre les femmes et les hommes). "La fidélité, la droiture et la camaraderie si chaleureuse de François Patriat nous manqueront terriblement", ajoute David Amiel (Comptes publics). Ce mercredi, les hommages sont venus de l'ensemble de la classe politique.

Ancien socialiste, secrétaire d'Etat au Commerce (de 2000 à 2002), puis ministre de l'Agriculture du gouvernement de Lionel Jospin (2002), François Patriat fut l'un des premiers à rejoindre Emmanuel Macron avant son élection en 2017. Présent au lancement du parti En Marche en 2016, indéfectible soutien du chef de l'Etat, il avait créé en 2017 le groupe macroniste au Palais du Luxembourg, où il siégeait depuis 2008 après une longue carrière de député de Côte-d'Or (entre 1981 et 2000), puis à la présidence de la région Bourgogne (de 2004 à 2015).

"On peut faire de la politique sans quolibet, sans insulte"

En juin, François Patriat avait annoncé qu'il ne se représenterait pas lors du renouvellement partiel du Sénat en septembre. "C'est avec une réelle émotion que je prends la parole. Après 18 années dans cette assemblée noble, après 35 années de vie parlementaire, (...) ce sera la dernière fois. Vous imaginez l'émotion qui est la mienne", avait-il lancé dans l'hémicycle le 8 juillet, lors de la séance de questions au gouvernement, après un hommage rendu par le président du Sénat, Gérard Larcher. 

François Patriat avait alors tenu à dire "un grand merci à tous les amis parlementaires ici qu'ils soient de droite ou de gauche avec qui j'ai tissé des liens d'amitié et de travail." "Ils ont fait la démonstration qu'on peut faire de la politique sans quolibet, sans insulte et avec un profond respect de chacun dans ses convictions", avait conclu l'élu.

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(avec AFP)