Malgré les annonces du gouvernement, les organisations lycéennes et étudiantes veulent continuer la mobilisation

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En immersion-Colère lycéenne, la nouvelle lutte des classes
En immersion-Colère lycéenne, la nouvelle lutte des classes / Copyright : LCP-Assemblée nationale
par Maxence Kagni, le Mardi 27 octobre 2026 à 08:51

Le gouvernement a annoncé ce lundi qu'il allait transformer puis remplacer la plateforme Parcoursup, particulièrement décriée par le mouvement lycéen, mais aussi de revenir sur des suppressions de postes dans le secondaire. Des mesures jugées insuffisantes par les organisations lycéennes et étudiantes, qui appellent à poursuite la mobilisation.

"Transformation" de Parcoursup, bourses indexées sur l'inflation, annulation de suppressions de postes... Le gouvernement a dévoilé ce lundi soir les premières mesures qu'il entend mettre en œuvre pour répondre à la crise lycéenne.

Mais ces premières annonces n'ont pas convaincu les principaux intéressés : l'intersyndicale jeunesse, qui réunit la Fage, l'Union étudiante, l'Unef et l'Union syndicale lycéenne, et les organisations Les Lycéens! et Renouveau lycéen ont appelé lundi soir à poursuivre la mobilisation malgré les annonces du gouvernement. 

"Toutes ces annonces sont largement insuffisantes. Il ne s’agit que d’effets d’annonce, ils croient pouvoir acheter la paix sociale en nous donnant des miettes", a écrit lundi l'Union étudiante, dans un communiqué de presse. "Nous ne lâcherons rien, nous serons massivement dans la rue ce samedi 31 octobre et aux côtés des travailleuses et travailleurs le jeudi 5 novembre", a promis l'Union étudiante dans le même texte.

"Aller jusqu'au bout"

Le vice-président de l'organisation Les Lycéens ! Louis Letoublon avait expliqué lundi, quelques minutes après avoir été reçu par le Premier ministre Sébastien Lecornu, qu'il souhaitait "aller jusqu'au bout". Selon lui, les organisations lycéennes et étudiantes doivent "s'engouffrer dans la brèche pour en tirer un maximum de choses".

L'Union étudiante, La Fage, l'Unef et l'Union syndicale lycéenne (USL) demandent la mise en œuvre de 10 mesures, dont un plan d'urgence pour rénover les établissements, des embauches "massives de personnels éducatifs, de santé, d'accompagnement et d'orientation", ou encore la revalorisation des bourses, pour un montant total de 10 milliards d'euros.

"On arrive à avoir des gains avec la mobilisation, mais ça reste des miettes", a déploré auprès de l'AFP Sabrine Karbach, porte-parole de l'Union étudiante. "Que ce soit les lycéens et les étudiants (...), on continuera à se mobiliser", notamment le 5 novembre, journée d'appel à la grève des syndicats de travailleurs, a-t-elle poursuivi.

"La stratégie du gouvernement, c'est de répondre par des miettes, mais on ne s'en contentera pas, c'est pour ça qu'on appelle les étudiants à continuer à mettre la pression", a abondé Manon Moret, secrétaire générale de l'Unef. "On voit que le gouvernement veut agir, pour autant, ce n'est pas le moment de baisser les bras avant d'obtenir des réelles choses", a de son côté estimé Suzanne Nijdam, présidente de la Fage, première organisation étudiante.

Maxence Kagni avec AFP