Présidentielle 2027: comment Gabriel Attal veut soutenir les familles monoparentales s'il est élu

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Gabriel Attal à la rentrée du Medef, le 27 août 2026.
Gabriel Attal à la rentrée du Medef, le 27 août 2026. THOMAS SAMSON / AFP
par Anne-Charlotte Dusseaulx, le Vendredi 28 août 2026 à 16:42

Le candidat Renaissance à l'élection présidentielle, Gabriel Attal, a promis ce vendredi de mettre en œuvre, s'il est élu, plusieurs mesures en faveur des familles monoparentales, dont la défiscalisation des pensions alimentaires pour le parent qui les perçoit.

Lors de la première Université d'été de la monoparentalité organisée ce vendredi 28 août à Paris par l'association Moi et mes enfants, Gabriel Attal a proposé que les pensions alimentaires ne soient "plus intégrées au revenu imposable du parent qui les perçoit". "La pension n'est pas un revenu personnel. Elle contribue simplement aux besoins d'un enfant. Elle sert à payer la nourriture, les vêtements, le transport, la scolarité ou encore les loisirs. Elle ne vient pas enrichir celui, ou plutôt celle, qui la reçoit", a fait valoir le candidat Renaissance à l'élection présidentielle.

Actuellement, la pension alimentaire est déductible pour celui qui la verse et imposable pour celui qui la reçoit. Selon le candidat, cette mesure représenterait un coût "autour d'un milliard d'euros".

En octobre 2025, un amendement de la députée écologiste Marie-Charlotte Garin avait été adopté dans l'hémicycle – par une large coalition de députés de gauche, du Rassemblement national, et une partie des macronistes, principalement membres de Renaissance – lors de l'examen du budget 2026. Mais la mesure ne figurait pas dans la version définitive du texte.

La création d'une "carte famille monoparentale"

Ce vendredi, Gabriel Attal a également annoncé vouloir créer "un vrai droit au répit" pour les parents isolés. Celui-ci passerait par la mise en place, avec les Caisses d'allocations familiales (CAF) et les collectivités locales, d'un "droit effectif à des temps de garde et de relais", notamment "en soirée, le week-end ou dans l'urgence". "Élever son enfant seul, c'est un engagement à plein temps, sans relais possible", a-t-il souligné. "Prendre quelques heures pour se soigner, accomplir une démarche, suivre une formation ou tout simplement prendre du temps pour soi, (...) c'est se donner les moyens d'être un parent disponible et solide le reste du temps", a déclaré l'ancien Premier ministre.

Le candidat a enfin promis la création d'une "carte famille monoparentale". Celle-ci pourrait ouvrir l'accès à "des avantages concrets sur les transports, les loisirs, la culture ou les vacances", mais aussi "faciliter l'accès à certains services publics", notamment en matière de garde d'enfants.

Attal évoque sa propre histoire familiale

Lors de ce rendez-vous, le député a évoqué son histoire personnelle et le parcours de sa mère après son divorce. Celle-ci s'est retrouvée "seule, à 32 ans, avec trois enfants dont elle devait s'occuper, sans avoir fait d'études et sans avoir travaillé", a-t-il raconté. "La question des familles monoparentales, pour moi, ce n'est pas une question abstraite. (…) Ce sont des souvenirs extrêmement personnels que j'ai vécus avec ma mère", a-t-il insisté. Avant de poursuivre : "Je connais les comptes qu'on refait trois fois, les rendez-vous qu'on décale, les opportunités professionnelles auxquelles on renonce, les soirées sans relais."

Selon le programme de la journée, en ligne sur le site de l'association, le président de la Région Hauts-de-France et presque candidat, Xavier Bertrand, ainsi que les députées Catherine Ibled (Ensemble pour la République) et Sandrine Rousseau (Écologistes), et la ministre déléguée chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes, Aurore Bergé, et sa prédécesseure Marlène Schiappa ont également participé à cette première Université d'été de la monoparentalité.

(avec AFP)