Présidentielle: que disent les sondages sur la candidature de Raphaël Glucksmann?

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Raphaël Glucksmann et Yannick Jadot, le 25 août 2026
Raphaël Glucksmann et Yannick Jadot, le 25 août 2026, à Saint-Jean-de-Liversay, en Charente-Maritime. CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP
par Soizic BONVARLET, le Lundi 12 octobre 2026 à 16:39, mis à jour le Lundi 12 octobre 2026 à 17:01

Bien que Raphaël Glucksmann ne soit officiellement candidat à l'élection présidentielle que depuis dimanche soir, les instituts de sondage le testent depuis plusieurs mois. Et s'il devançait souvent, dans la perspective de sa candidature, ses concurrents de la primaire qu'il a finalement remportée, il ne parvient pas à ce stade à égaler le score de Jean-Luc Mélenchon, et donc à accéder au second tour.

Un score qui selon les hypothèses, avoisine les 10%, avec un pic à 14% dans certains sondages. Si aucune étude prenant en compte sa désignation officielle par la famille sociale-démocrate n'est encore parue, Raphaël Glucksmann fait déjà l'objet de sondages présidentiels, avec un score d'intentions de vote relativement stable au fil des mois.

Et si, de fait, les électeurs de la primaire semblent avoir désigné, selon ces mêmes sondages, le candidat le plus à même de rassembler la gauche non-mélenchoniste, la courbe de Raphaël Glucksmann est encore loin de rattraper celle du leader de La France insoumise, qui prétend déjà au second tour de l'élection présidentielle.

Un second tour à ce stade hors de portée

Dans le baromètre Ifop-Fiducial réalisé du 25 au 29 septembre, Raphaël Glucksmann se distingue assez nettement parmi les personnalités testées qui ont participé à la primaire socialiste. Dans l’hypothèse où Édouard Philippe représente le bloc dit central, il recueille 11% des intentions de vote, contre 3% si le candidat avait été Olivier Faure, Ségolène Royal ou Jérôme Guedj, et 1% pour Emmanuel Maurel.

Dans cette même enquête et dans l'hypothèse où Raphaël Glucksmann est bien candidat, Édouard Philippe et Jean-Luc Mélenchon se disputent le second tour, le premier étant estimé à 16% d'intentions de vote, le second à 15%. À noter que cette hypothèse prend en compte une candidature de Gabriel Attal, estimé à 8%. Marine Le Pen est pour sa part loin devant ses concurrents, avec 32% d'intentions de vote au premier tour.

L'un des sondages les plus favorables à ce jour à Raphaël Glucksmann date de septembre et le place à 13,5% d'intentions de vote. Dans cette enquête Ipsos bva réalisée du 3 au 9 septembre, ce score est conditionné à une candidature de Gabriel Attal en lieu et place de celle d'Édouard Philippe. Dans le cas où le fondateur d'Horizons serait le candidat unique du bloc central, Raphaël Glucksmann récolte 12,5% d'intentions de vote. Dans l'un et l'autre cas, Jean-Luc Mélenchon est estimé à 15,5%. Un autre sondage Ipsos bva, réalisé du 31 août au 2 septembre, avait estimé Raphaël Glucksmann à 14%, plus haute tendance sondagière le concernant, là encore en cas de candidature unique de Gabriel Attal pour le bloc central. 

"Ceci n'est qu'un début"?

L'écart se creuse entre Raphaël Glucksmann et Jean-Luc Mélenchon dans le dernier sondage publié à ce jour. Selon l'enquête réalisée par Toluna-Harris Interactive du 5 au 8 octobre, Jean-Luc Mélenchon est qualifié au second tour face à Marine Le Pen dans toutes les configurations testées, réunissant entre 18 et 19 % des intentions de vote selon les scénarios. Raphaël Glucksmann est estimé entre 10% et 11%.

L'ensemble de ces sondages ayant été réalisés avant sa victoire à la primaire socialiste, reste à savoir si sa désignation en tant que candidat à l'élection présidentielle peut enclencher une nouvelle dynamique en sa faveur. "Avec cette primaire, nous avons donné de la force à la gauche (...) Ceci n'est qu'un début", a affirmé Raphaël Glucksmann devant ses partisans dimanche soir, lançant le début officiel de sa campagne pour l'Élysée.