Présidentielle: Xavier Bertrand indique "tester ses idées" et envisager de concourir en tant que "candidat indépendant"

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Xavier Bertrand, Illustration
Xavier Bertrand, Illustration (DANIEL PERRON / HANS LUCAS VIA AFP)
par Soizic BONVARLET, le Lundi 3 août 2026 à 16:24, mis à jour le Lundi 3 août 2026 à 16:38

Dans un entretien au Figaro paru ce lundi, le président Les Républicains des Hauts-de-France, Xavier Bertrand, annonce se préparer et "tester ses idées" en vue de l'élection présidentielle de 2027.

"Tout est déjà engagé". Xavier Bertrand, 61 ans, ne fait désormais plus mystère de son désir de se porter candidat à l'élection présidentielle du printemps prochain. Bien que non officiellement déclaré, il franchit une étape ce lundi dans les colonnes du Figaro, indiquant se laisser encore quelques mois pour "tester ses idées", en amont d'une éventuelle annonce de candidature à la fin de l'année.

"Je vérifie si ce que j’ai en tête et ce que je veux proposer le moment venu correspond vraiment aux besoins du pays, à ce qu’attendent les Français", fait savoir au quotidien celui qui en 2021, avait participé au congrès des Républicains qui avait consisté en une primaire fermée visant à désigner le candidat pour l'élection présidentielle de 2022. L'ancien ministre de Nicolas Sarkozy et de Jacques Chirac avait alors échoué face à Valérie Pécresse. 

Une candidature indépendante

Fondateur de "Nous France", mouvement associé à LR, Xavier Bertrand entend cette fois se déclarer en tant que "candidat indépendant", face aux concurrents que représentent pour sa potentielle candidature Bruno Retailleau et Édouard Philippe.

Priorisation de la classe moyenne, réduction des dépenses sociales, défense de la retraite par capitalisation : le président des Hauts-de-France a d'ores et déjà livré les grandes lignes de son projet, soulignant qu'il ne souhaitait pas se porter candidat pour "faire barrage ou être un barrage". "Ce n’est pas un projet de société", a ainsi estimé celui qui exclut de se cantonner à incarner une alternative entre Rassemblement national et La France insoumise.

Il ferme également la porte, en tout cas pour le moment, à un éventuel ralliement à un candidat déjà déclaré de la droite ou du centre. "Je n’ai pas le profil d’une prise de guerre, je trace ma route", se targue l'ancien ministre de la Santé dans Le Figaro. 

"Avec mon mouvement 'Nous France', je dispose d’un maillage de militants. Je peux aussi compter sur le soutien de nombreux maires, parlementaires, présidents de départements", avait par ailleurs indiqué la veille auprès de Ouest-France celui qui sillone déjà la France en quête de ralliements et de ferveur populaire. Souhaitant imposer sa stature de candidat à la législature suprême, il a également rappelé auprès du quotidien régional avoir "battu Marine Le Pen aux régionales", semblant sous-entendre qu'il serait le seul à pouvoir lui infliger une nouvelle défaite lors du scrutin présidentiel.