Sébastien Lecornu envisage de réduire les indemnités des ministres

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Sébastien Lecornu sortant de l'Elysée, le 22 juillet 2026.
Sébastien Lecornu sortant de l'Elysée, le 22 juillet 2026. CARINE SCHMITT / HANS LUCAS / HANS LUCAS VIA AFP
par Raphaël Marchal, le Mercredi 9 septembre 2026 à 11:40, mis à jour le Mercredi 9 septembre 2026 à 11:43

Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, réfléchit à une baisse des indemnités des ministres et de leurs conseillers, une mesure très symbolique en pleine élaboration du budget 2027. 

À titre d'exemplarité, les ministres vont-ils devoir subir une baisse de leurs indemnités ? C'est en tout cas ce qu'envisage Sébastien Lecornu, selon une information révélée par BFMTV. Cette mesure pourrait également concerner les conseillers ministériels. Alors que le gouvernement est actuellement en pleine élaboration du projet de loi de finances pour l'année prochaine, cette disposition ne participerait que d'une infime manière à la réduction du déficit.

Mais l'entourage du Premier ministre défend cette mesure symbolique, alors que des efforts seront demandés aux Français pour tenter de dégager des pistes d'économies. Actuellement, un ministre de plein exercice touche une rémunération brute mensuelle de 10 700 euros, tandis qu'un secrétaire d'État émarge à 10 200 euros.

"On s'y conformera"

Selon l'AFP, plusieurs ministres ont déjà été sondés. "Si un arbitrage est pris, on s'y conformera évidemment toutes et tous", a fait savoir sur RMC la ministre déléguée chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes, Aurore Bergé. "Des efforts devront être faits et partagés et le premier des efforts sera fait par l'État sur la question des économies budgétaires", a-t-elle commenté ce mercredi 9 septembre.

"Ce n'est pas ça qui va réduire le déficit et la dette, évidemment", a de son côté considéré Gabriel Attal, tout en se montrant favorable à la mesure envisagée. "En termes d'exemplarité, il y a toujours des messages et des symboles qu'on peut envoyer", a estimé sur franceinfo, ce matin, l'ex-Premier ministre et candidat à l'élection présidentielle. 

Interrogé sur l'opportunité d'appliquer cette mesure aux parlementaires, Gabriel Attal a jugé préférable de réduire leur nombre, "ce qui permettra aussi de faire des économies". Matignon a de son côté rappelé qu'une éventuelle baisse des indemnités des députés et des sénateurs relevait de l'Assemblée nationale et du Sénat.