Les députés de la commission des affaires culturelles se prononceront mardi prochain, le 10 novembre, sur les suites à donner à la pétition appelant à "supprimer CNews de l'audiovisuel français", qui a dépassé les 820.000 signatures ce mercredi sur le site de l'Assemblée nationale. Le président de la commission, Alexandre Portier (Droite républicaine), a été chargé ce matin de préparer un rapport sur le sujet.
C'est officiel. Comme annoncé hier par LCP, le député Alexandre Portier (Droite républicaine) a été désigné rapporteur, ce mercedi 4 novembre au matin, par la commission des affaires culturelles et de l'éducation – qu'il préside – sur les suites à donner à la pétition demandant à "supprimer CNews de l'audiovisuel français", qui dépasse les 820.000 signatures sur le site de l'Assemblée nationale. "A la suite de la réunion du bureau d'hier [mardi], je vous propose de remplir cette fonction conformément à la pratique au sein de notre commission", a déclaré l'élu LR devant ses collègues.
"Nous nous prononcerons sur cette pétition, mardi prochain, le 10 novembre, à 13 heures", a-t-il également précisé.
Et maintenant ? Mardi, les députés membres de la commission des affaires culturelles, sur proposition du rapporteur, se prononceront pour le classement de la pétition contre CNews ou pour son examen. Si cette dernière option était choisie, il reviendrait alors à la Conférence des présidents, qui réunit notamment les chefs de file des onze groupes politiques siégeant au Palais-Bourbon, de valider ou non ce choix, et d'éventuellement inscrire ce débat à l'ordre du jour, dans l'hémicycle.
Si, au contraire, la commission décidait de classer la pétition, elle pourrait toutefois quand même demander à la Conférence des présidents d'organiser une discussion en séance, mais sur un thème plus large. C'est l'une des options privilégiées par certains. "Ce qu'attendent mes collègues, c'est clairement la construction d'un débat sur la liberté d'expression", expliquait d'ailleurs Alexandre Portier à LCP hier, évoquant aussi la possibilité de débattre de "la régulation, [du] pluralisme et [de] la gestion de l'information à l'heure des réseaux sociaux".
Sollicitée par LCP, une députée socialiste de ladite commission estime que "cette histoire de débat plus large, c'est pour ceux qui ne veulent pas un débat pour ou contre CNews car ce n'est pas le rôle de l'Assemblée nationale." Et d'ajouter : "Nous, on va se battre pour que la question soit celle de la régulation et de la sanction de la parole raciste dans les médias, car c'est bien l'objet de la pétition."