Présidentielle 2027: pour le gouvernement, il n'y a "pas de raison de changer" les dates de l'élection

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Perron de l'Elysée
Perron de l’Élysée, Illustration - AFP
par Anne-Charlotte Dusseaulx, le Mercredi 28 octobre 2026 à 13:04

Le gouvernement a exclu mercredi de modifier les dates de l'élection présidentielle, fixées aux 18 avril et 2 mai 2027, avec un second tour au lendemain de la mobilisation du 1er-Mai qui fait craindre à certains des débordements, à la suite des violences du 17 octobre.

Le sujet avait été soulevé par certains en juin dernier lors de l'annonce des dates de l'élection présidentielle, dont le premier tour doit se tenir le 18 avril 2027 et le second le 2 mai 2027, soit au lendemain de la mobilisation du 1er-Mai. Il a repris de la vigueur dans la foulée des violences du 17 octobre. Plusieurs responsables politiques, comme Bruno Retailleau, le candidat des Républicains, ont appelé à "changer" ces dates. 

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"L'État a démontré qu'il savait avoir le dessus"

Une possibilité exclue par le gouvernement. "Il n'y a pas de raison de changer ces dates, sauf à poser un genou à terre face aux délinquants, aux casseurs, aux factieux qui ont semé la terreur ces derniers jours et ces dernières semaines dans le pays", a déclaré ce mercredi la porte-parole Maud Bregeon à l'issue du conseil des ministres. 

"L'État a démontré le week-end dernier qu'il savait être fort, avoir le dessus. On continuera à le montrer", a-t-elle ajouté, en référence au samedi 24 octobre, jugé "maîtrisé" par le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez. "Je crois que les élections se passeront dans de bonnes conditions. En tout cas, on fera tout pour", a conclu Maud Bregeon.

Le gouvernement dispose encore de plusieurs semaines pour décider car la loi prévoit que le "décret de convocation" des électeurs doit être publié au plus tard 10 semaines avant la date du scrutin. Soit le 31 janvier, s'il décidait de privilégier finalement les 11 et 25 avril, les autres dates qui sont constitutionnellement possibles.

(avec AFP)