Face à une canicule exceptionnelle, le Premier ministre Sébastien Lecornu a réuni le mardi 23 juin une nouvelle cellule interministérielle de crise. Alors que Météo-France a placé 54 départements en vigilance rouge, le débat politique se concentre sur la climatisation. Le Rassemblement national défend un « grand plan de climatisation », tandis que la gauche et le bloc central s'y opposent. Toutefois, des inflexions se ressentent car tous s'accordent désormais sur la nécessité d'équiper les écoles et les hôpitaux. Pour Marine Tondelier, la climatisation n'est « ni un tabou, ni une réponse à tout » : elle reconnaît son utilité mais refuse sa généralisation à l'échelle individuelle. Selon François Gemenne, expert du Giec, « il y a une obligation de pragmatisme de gauche à droite de l'échiquier politique ». S'il admet un « enjeu de santé publique sur la climatisation », il rappelle qu'il s'agit d'« une solution d'adaptation individuelle » qui ne remplace pas les réponses collectives. La climatisation est-elle devenue un sujet politique majeur ?
Invités :
- Charles Dennery, économiste,
- Jeanne Grandin de l'Éprevier, journaliste à « L'Opinion », spécialisée en environnement et décarbonation,
- Agnès Ducharne, hydro-climatologue, directrice de recherche au CNRS,
- En visioconférence : Clément Gaillard, urbaniste, spécialisé en conception bioclimatique.
Chroniques :
« Quelle histoire ! » : Marc Bloch au Panthéon : rendez-vous avec l'Histoire ! par Olivier Ravanello
« Le chiffre du jour » : Fonds vert, des comptes dans le rouge par Fanny Guinochet
LA QUESTION QUI FÂCHE / Lyhanna : les sanctions sont-elles suffisantes ?
Lundi 22 juin, le rapport d'inspection ouvert à la suite du décès de la jeune Lyhanna a été rendu public. Ce document met en lumière de graves défaillances dans le traitement de la plainte déposée en août 2025 par Rosa, alors âgée de 10 ans, contre Jérôme Barella, principal suspect dans la mort de Lyhanna. L'enquête administrative souligne plusieurs manquements imputables tant aux services de gendarmerie qu'à l'autorité judiciaire. La plainte a été classée à tort parmi les procédures non urgentes, retardant ainsi sa prise en charge. À la suite de ces révélations, le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a demandé la mutation de deux gendarmes du Gers, tandis que le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a sollicité l'ouverture d'une enquête administrative visant le substitut du procureur du parquet d'Auch. Alors que les associations de protection de l'enfance se sont mobilisées, pour la troisième semaine consécutive, afin de dénoncer les défaillances de la justice dans cette affaire, ces sanctions apparaissent-elles à la hauteur des dysfonctionnements constatés ?
Invités :
- Alexandra Martin, députée « Droite Républicaine » des Alpes-Maritimes,
- Isabelle Santiago, députée socialiste du Val-de-Marne,
- Guillaume Gouffier Valente, député « Ensemble pour la République » du Val-de-Marne.