À LA UNE / Moyen-Orient : La guerre jusque dans l'hémicycle
Presque un mois après le début de la guerre lancée par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran, la situation au Moyen-Orient fait l'objet d'un débat à l'Assemblée nationale cet après-midi, mercredi 25 mars. Réclamé par le groupe parlementaire « Les Écologistes » et « La France Insoumise », les partis avaient réclamées une discussion autour du « respect du droit international par les États-Unis et Israël » mais également sur « les objectifs et implications de la France ». En amont du débat, Matignon avait promis des annonces pour l'armée. Sébastien Lecornu a dévoilé un plan d'investissement dans les munitions de « 8,5 milliards d'euros de plus » d'ici 2030, outre les 16 milliards déjà investis, à la faveur d'une actualisation de la loi de programmation militaire. Celle-ci doit être présentée, a-t-il précisé, au Conseil des ministres le 8 avril, puis examinée à l'Assemblée la semaine du 4 mai. Le Premier ministre estime que l'investissement dans les munitions est « un enjeu militaire mais aussi un enjeu industriel, donc de souveraineté, et de liberté ». Il a également annoncé la création de « France Munitions », un grossiste de munitions, « pour répondre aux besoins des armées françaises mais aussi de nos alliés Ces annonces interviennent alors que les frappes de missiles se poursuivent. Si Donald Trump a affirmé, ce mercredi 25 mars, avoir transmis à l'Iran un plan de paix en 15 points, incluant notamment une proposition de cessez-le-feu d'un mois, les chances d'accords restent faibles. Dans ce contexte, la France peut-elle agir?
Invités :
- Jean-Michel Jacques, député « Ensemble pour la République » du Morbihan,
- Maya Khadra, enseignante et journaliste spécialiste du Moyen-Orient,
- Mathieu Plane, directeur adjoint du Département analyse et prévision de l'OFCE.
Chroniques :
« Les off de Lou » par Lou Fritel
« Quelle histoire ! » par David Revault d'Allones
LA QUESTION QUI FÂCHE / Petits colis, grand fiasco ?
Depuis le 1er mars, la France a mis en place une taxe de deux euros par catégorie d'articles achetés sur une grande plateforme d'e-commerce, une mesure visant à freiner le flux massif des « petits colis », d'une valeur de moins de 150 euros, jusqu'à présent exemptés de droits de douane, en provenance de Chine. Toutefois, les entreprises visées par ce dispositif : Shein, Temu, AliExpress, etc., sont accusés de contourner cette taxe en expédiant par avion les marchandises dans des pays européens non concernés par cette contribution puis en les acheminant par la route jusqu'en France. Le gouvernement a donc étendu les pouvoirs des agents des douanes par un arrêté publié au Journal officiel ce mercredi 25 mars « afin de leur permettre de contrôler, sur le territoire national, les colis issus du e-commerce ayant été préalablement dédouanés dans un autre pays membre de l'Union européenne », selon un communiqué de Bercy. Cette taxe de deux euros sera cumulée à partir de juillet avec un droit de douane européen de 3 euros par type d'article commandé qui s'appliquera sur le sol de l'UE. La taxe française a vocation à être remplacée par un dispositif 100% européen similaire prévu en novembre 2026, harmonisant ainsi les règles pour l'ensemble du marché unique. En 2025, 5,8 milliards de petits colis ont été livrés en Europe, à 97% de Chine. En France, le nombre d'articles contenus dans ces colis est passé de 170 millions en 2022 à 828 millions en 2025, d'une valeur de 5,58 milliards d'euros. Cette nouvelle mesure trouvera-t-elle plus de succès que la précédente ?
Invités :
- Philippe Latombe, député « Les Démocrates » de Vendée,
- Grégory Caret, directeur de l'observatoire de la consommation de l'UFC-Que-Choisir,
- Julien Guibert, député « Rassemblement National » de la Nièvre.