Chaque voix compte - Protection de l'enfance : une loi face aux scandales
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À LA UNE / Protection de l'enfance : une loi face aux scandales
Peu de temps après l'assassinat de Lyhanna, vendredi 19 juin, le jeune Louis, 17 ans, a été tabassé à mort à Narbonne. L'adolescent vivait depuis le mois de mai dans une structure de l'aide sociale à l'enfance (ASE). Ces drames répétés installent la protection de l'enfance comme un sujet urgent et incontournable au Palais Bourbon.
Mercredi 1er juillet, l'Assemblée a adopté à l'unanimité un texte pour garantir un avocat à tous les enfants placés ou protégés à partir de janvier 2027. Soutenue par le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, la mesure est portée par la députée socialiste Ayda Hadizadeh. « On doit protéger nos enfants [...] il s'agit aussi de notre devoir », s'est émue la présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet. Quelles sont les mesures phares du projet de loi protection de l'enfance ?
Invités :
- Perrine Goulet, députée « les démocrates » de la Nièvre
- Arnaud Gallais, cofondateur de « Mouv'enfants »
- Lyes Louffok, militant pour les droits des enfants
« Le mot du jour » : ENFANTISTE par Mariette Darrigrand
« Quelle histoire ! » : par Bertrand Périer
LA QUESTION QUI FÂCHE / Repas étudiant à 1 euro : une fausse bonne idée ?
Depuis début mai, le repas à 1 euro pour tous les étudiants est en vigueur dans tous les centres régionaux des oeuvres universitaires et scolaires (Crous). Cette mesure s'applique pour les déjeuners et les dîners des étudiants. Issue des discussions budgétaires entre le gouvernement et le groupe socialiste, cette révision du prix du repas pour tous les étudiants était l'une des victoires budgétaires revendiquées par les élus socialistes. Toutefois, ce dispositif populaire aurait des effets contre-productifs, selon un rapport parlementaire porté par le député Charles Sitzenstuhl (Ensemble pour la République). L'élu du Bas-Rhin craint la mise sous tension des restaurants Crous et préconise le retour à une tarification progressive. Le repas à 1 euro était auparavant réservé aux boursiers et aux étudiants en situation de précarité. Le reste des étudiants avaient accès à un repas à 3,30 euros. Faut-il rétablir un tarif différencié pour les repas au Crous ?
Invités :
- Charles Sitzenstuhl, député « Ensemble pour la République » du Bas-Rhin
- Fatiha Keloua Hachi, députée « Socialistes et apparentés » de Seine-Saint-Denis
- Suzanne Nijdam, Présidente de la FAGE (Fédération des Associations Générales Etudiantes)