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Stéphane Claireaux

Agression du député Stéphane Claireaux : élus et responsables politiques condamnent une violence "inacceptable"

Actualité
par Ariel Guez, le Lundi 10 janvier 2022 à 12:37, mis à jour le Lundi 10 janvier 2022 à 15:37

L'agression dont a été victime le député Stéphane Claireaux (LaREM), devant son domicile à Saint-Pierre-et-Miquelon, a suscité de nombreuses réactions de soutien de la part des élus et des responsables politiques. Le député, visé dimanche par des projectiles lancés par des manifestants anti-passe, a annoncé qu'il allait porter plainte. 

"L'agression de Stéphane Claireaux à son propre domicile lors de la manifestation contre le passe sanitaire est absolument inacceptable. Les images sont profondément choquantes." C'est par ce tweet qu'Annick Girardin, ministre de la Mer, a révélé l'agression, devant chez lui, du député La République en marche de Saint-Pierre et Miquelon, Stéphane Claireaux, dimanche 9 janvier. Sur l'île, une manifestation avait lieu, comme partout en France, contre la mise en place du passe vaccinal qui imposera, après le vote de la loi prévu cette semaine,  un schéma de vaccination complet pour accéder à certains espaces (trains interrégionaux, cafés, restaurants, cinémas, etc). Cette manifestation devait passer devant le domicile du député, et une fois arrivé devant, plusieurs personnes lui ont jeté des galets et des algues, raconte-t-il à nos confrères de Francetvinfo.fr


En déplacement à Nice, le président de la République, Emmanuel Macron a dénoncé lundi une agression "intolérable" et "inacceptable". 

La vidéo, vue plus d'un million de fois en moins de 24 heures, a suscité émotion et réactions de soutien de la part des élus et responsables politiques qui, lorsqu'ils ont réagi, ont unanimement condamné ces violences. Sur Public Sénat, le ministre des Relations avec le Parlement, Marc Fesneau a déploré "des images assez effrayantes. C'est un degré supplémentaire dans la violence qui est faite aux élus." "Il faut condamner ces actes-là parce qu'au bout, c'est le totalitarisme quand vous mettez des élus nationaux ou locaux à la pression physique, ça veut dire que c'est la loi du plus fort qui s'impose, c'est le totalitarisme et ça n'est pas acceptable en démocratie", a-t-il dénoncé. 

En 2021, 322 menaces contre des députés selon Castaner

Le président du groupe LaREM à l'Assemblée, Christophe Castaner, a condamné sur France Inter la "lâcheté face à un homme seul, qui était pacifique, sans défense, et qui a fait face, qui est sorti, a voulu parler". "Il y a eu en 2021, de ce que j’ai compté, 322 menaces contre des députés, dont les deux tiers contre des députés de mon groupe", a indiqué l'ancien ministre de l'Intérieur.

Le délégué général de LaREM Stanislas Guerini a appelé sur Twitter à "faire front commun" car "on ne peut pas laisser monter ainsi la violence contre les élus". "Inacceptable", a tweeté la présidente du groupe PS à l'Assemblée Valérie Rabault : "notre démocratie ne devrait pas s'abîmer ainsi face à la crise sanitaire". C'est "absolument inacceptable !", a également réagi sur Twitter le patron d'EELV Julien Bayou.

À droite, le président du groupe Les Républicains à l'Assemblée nationale, Damien Abad, a dénoncé "une agression honteuse." "Le débat d'idées oui, la violence gratuite non. C'est quand même incroyable que l'on ne puisse pas débattre dans le respect et le calme sur un sujet aussi grave que celui de la crise sanitaire", a-t-il écrit dans un tweet. 

Une réunion entre Richard Ferrand et Gérald Darmanin prévue mardi soir

Le président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand réunira, mardi soir, les ministres de l'Intérieur et de la Justice, Gérald Darmanin et Eric Dupond-Moretti, pour faire un point sur les violences contre les députés sur fond de recrudescence de ces actes,  a appris l'Agence France presse auprès de la présidence de l'Assemblée.

Cette réunion doit permettre de faire un point sur le nombre de cas recensés, sur les enquêtes mises en œuvre et sur la réponse judiciaire qui a, le cas échéant, été apportée. 

Le président de l'Assemblée nationale, dans un tweet, a apporté son soutien à Stéphane Claireaux. Ce dernier a annoncé qu'il allait porter plainte. "Certains peuvent penser qu'on ne prend pas les bonnes décisions. On reçoit tous des menaces de mort par mail, à un moment donné il faut que ça s'arrête", explique-t-il.