Alors que la rémunération des ministres et des membres de leurs cabinets pourrait être revue à la baisse, la présidente de l'Assemblée nationale n'exclut pas une mesure similaire qui concernerait l'indemnité des députés. Yaël Braun-Pivet souligne cependant que les députés français sont moins bien lotis que les eurodéputés, ou encore les parlementaires allemands et britanniques.
"Si on peut faire des économies on en fera, n'écartons aucune piste". Invitée des 4 vérités sur France 2, ce jeudi 10 septembre, la présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a indiqué que ses services avaient "regardé", sans attendre aujourd'hui, la question de l'indemnité des députés, notant qu'il s'agissait d'un "sujet vieux comme l'Assemblée nationale".
"On s'est toujours posé la question : est-ce qu'un parlementaire doit être payé pour représenter le peuple ? La réponse très vite a été 'oui', pour permettre à tout le monde d'accéder à ce mandat parlementaire". De façon à ce que celui-ci ne soit pas réservé à ceux qui n'ont pas besoin de gagner leur vie, tout en assurant l'indépendance des députés, a expliqué en substance Yaël Braun-Pivet.
La veille, le Premier ministre Sébastien Lecornu avait fait savoir qu'il envisageait de baisser le montant des indemnités des ministres, ainsi que de leurs conseillers dans les cabinets. Dans le même élan et alors que le gouvernement sera amené à demander des efforts aux Français dans le cadre du budget 2027, l'idée de réduire l'indemnité des députés et des sénateurs revient également dans l'air du temps.
Si Yaël Braun-Pivet n'a pas exclu le principe d'une révision à la baisse de l'indemnité parlementaire dans une logique globale d'effort budgétaire, elle a rappelé que les députés français étaient "payés 50% de moins que ceux du Bundestag [en Allemagne], 30% de moins que les députés anglais et 40% de moins que les eurodéputés".
"Il faut être exemplaire. On est exemplaire dans la gestion interne de l'Assemblée nationale. Si on peut faire des économies, on en fera, on en fait toujours. Sur les indemnités des députés, qui sont alignées sur le traitement des fonctionnaires, ça me paraît difficile", a déclaré la présidente de l'Assemblée.
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Le site internet du Palais-Bourbon indique que "l’indemnité parlementaire de base est fixée par référence au traitement des fonctionnaires occupant les emplois les plus élevés de l’État. Elle est égale à la moyenne du traitement le plus bas et du traitement le plus haut des fonctionnaires de la catégorie 'hors échelle'".
En 2026, la rémunération d'un député équivaut à 7 637 € de salaire brut mensuel, soit environ 5 953 € en salaire net, hors avance de frais de mandat (AFM), qui couvre les frais de réception et de représentation, et le crédit collaborateur, d’un montant mensuel de 10 581 euros, permettant d’embaucher jusqu’à cinq collaborateurs par député.