Canicule: le festival Solidays et la Marche des fiertés sont annulés

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La Préfecture de police de Paris (© Wikimedia)
La Préfecture de police de Paris (© Wikimedia)
par Raphaël Marchal, le Vendredi 26 juin 2026 à 14:46, mis à jour le Vendredi 26 juin 2026 à 16:40

Le festival Solidays et la Marche des fiertés, qui devaient avoir lieu ce week-end, ont été annulées à la demande du préfet de police de Paris. Celui-ci avait indiqué, ce vendredi 26 juin, que ces événements seraient interdits si les organisateurs n'obéissaient pas à sa demande, motivée par la persistance de la canicule qui met à rude épreuve les services de secours et les urgences des hôpitaux. 

[Article mis à jour à 16 heures le vendredi 26 juin, avec l'annonce du maintien du meeting d'athlétisme]

La canicule a gâché la fête. Répondant à la demande des autorités, les organiseurs du festival Solidays et de la Marche des fiertés ont annoncé l'annulation des événements de ce week-end. Ce vendredi, le préfet de police de Paris, Patrice Faure, avait annoncé qu'il interdirait le festival de musique Solidays à l'hippodrome de Longchamp, la Marche des fiertés dans les rues de la capitale, et d'autres grands évènements si les organisateurs n'annulaient pas d'eux-mêmes ces rassemblements festifs. 

La canicule "éprouve les services de secours et les établissements de santé dont la capacité d'intervention et de prise en charge est désormais saturée", a justifié la Préfecture de police dans un communiqué. "L'affluence de plusieurs centaines de milliers de personnes sur ces événements va créer une sursollicitation d'un dispositif sanitaire déjà mobilisé jusque dans ses limites."

Dans la foulée de la demande des autorités, les organisateurs de Solidays ont décidé, selon l'AFP, de renoncer à organiser leur festival, qui devait se tenir à l'hippodrome de Longchamp à partir de ce vendredi soir. La Marche des fiertés pourrait, quant à elle, être décalée à la rentrée. "Un report en septembre est envisagé", a indiqué sur Instagram l'association InterLGBT, qui organise ce rassemblement.

Plus tôt dans la matinée, le chef des urgences de l'hôpital européen Georges Pompidou avait indiqué sur BFMTV/RMC que son service était sous forte tension en raison de la canicule. Depuis lundi, "le flux de patients ne baisse pas, il a beaucoup augmenté hier", s'est inquiété Philippe Juvin, également député Les Républicains. Avant de juger qu'il serait "totalement déraisonnable" de maintenir le festival Solidays et la Marche des fiertés au vu de la saturation des urgences.

Initialement concernés par le message du préfet de police, les organisateurs du meeting d'athlétisme de Paris ont en revanche fait savoir ce vendredi après-midi qu'ils maintenaient la compétition, en accord avec les autorités, et dans un format adapté. Seules les compétitions professionnelles réservées aux athlétes professionnelles ont été maintenues, et ces dernières débuteront en fin d'après-midi. Quelque 19.000 personnes sont attendues au stade Charléty dimanche, journée où la température maximale devrait flirter autour des 30 degrés dans la capitale, loin des pics de ces derniers jours.

Des mesures d'interdiction d'alcool étendues en France ?

Hier, jeudi 25 juin, le préfet de police de Paris avait déjà pris des mesures pour interdire la consommation d'alcool sur la voie publique dans la capitale, de 12 heures à 7 heures du matin, de vendredi à dimanche. La vente à emporter d'alcool sera également interdite de 18 heures à 7 heures. Selon Patrice Faure, la brigade des sapeurs-pompiers de Paris a vu le nombre de ses interventions multiplier par deux pour atteindre plus de 2.500 interventions jeudi. 

Dans un télégramme consulté par LCP, le ministre de l'Intérieur a recommandé aux préfets de prendre des mesures similaires sur la consommation et la vente d'alcool dans certains autres départements. Dans les "départements les plus durement touchés et présentant des risques les plus graves pour les populations", les préfets peuvent "envisager des interdictions sur l'ensemble du territoire départemental", écrit Laurent Nuñez, alertant sur la nécessité de "préserver les capacités des services de secours".